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La nouvelle naissance, le baptême de l'Esprit, les dons spirituels
P. Oddon

L’Écriture dit :

  • après avoir cru (Éphésiens 1. 13),
  • quand nous sommes fils (Galates 4. 6).

Si la nouvelle naissance est la communication de la vie de Dieu à un inconverti1, le sceau du Saint Esprit est le cachet que Dieu appose sur le croyant2. Les deux choses peuvent être simultanées, elles n’en demeurent pas moins distinctes.

Le livre des Actes nous présente deux cas où le Saint Esprit n’est pas donné immédiatement :

  • Actes 8 : Dieu, par ce retard (de quelques jours seulement !) maintient l’unité de l’œuvre. C’est un cas très particulier : c’était la première fois que l’évangile était annoncé en dehors des limites étroites de Jérusalem3.
  • Actes 19 : Ici le retard est dû à un manque de connaissance sur un point fondamental de la doctrine chrétienne. Ces “certains disciples” qui avaient été instruits par Jean Baptiste et qui demeuraient maintenant à 1 600 km de Jérusalem savaient-ils seulement que l’œuvre de la rédemption était achevée ? C’étaient certes des “croyants”, des “disciples”, mais la foi en un Messie qui devait régner n’était pas suffisante pour en faire des “chrétiens”, il fallait croire à la mort, à la résurrection et à la glorification de Christ. Dès lors, il n’y a plus d’obstacle pour qu’ils reçoivent le Saint Esprit.

Dès qu’une âme connaît Jésus Christ comme son Sauveur personnel, et se repose sur l’œuvre parfaite de la croix, le Saint Esprit est donné. Celui-ci donne au croyant la jouissance de son salut, la puissance pour marcher selon Dieu, I’assurance de son adoption comme enfant.

  • Actes 2. 37-41 : Les 3 000 Juifs reçoivent le Saint Esprit le même jour.
  • Actes 2. 47 : “Le Seigneur ajoutait tous les jours à l’assemblée ceux qui étaient sauvés” (or c’est par le baptême du Saint Esprit qu’on fait partie de l’assemblée qui est le corps de Christ4).
  • Actes 10. 44 : À l’instant même où Corneille et les siens entendent la Parole leur annonçant la rémission de leurs péchés, le Saint Esprit tombe sur eux.

D’une façon générale, nous pouvons affirmer qu’il n’y a jamais de retard du côté de Dieu, mais de nos jours comme alors, un enseignement incomplet peut maintenir momentanément une âme dans l’esclavage, la foi peut tarder à s’approprier les pleins résultats de l’œuvre de Christ.

Notes

1Jean 3. 3-5 ; Matthieu 18. 3
2Jean 7. 39 ; 14. 17
3Actes 8. 1.
4Éphésiens 4. 4 ; 1 Corinthiens 12. 13.