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La nouvelle naissance, le baptême de l'Esprit, les dons spirituels
P. Oddon

Le fait que le Saint Esprit a été donné deux fois par l’imposition des mains a été dénaturé de telle manière qu’il est devenu la base de tout un système. Que disent les Écritures ?

Cas général

Dans les deux événements solennels où le Saint Esprit est venu baptiser Juifs1 et non-Juifs2, les unissant en un seul corps3, le Saint Esprit est tombé sur les deux groupes de personnes, sans demande et sans imposition des mains. Aucun cas particulier ne saurait contredire, et encore moins remplacer, le principe général établi ici : c’est Dieu qui donne le Saint Esprit, sans avoir besoin d’un intermédiaire humain : ce don est la part de tous les croyants. Ceci est confirmé par le cas des 3 000 personnes d’Actes 2. 41, celui d’Actes 4. 4 et tous ceux des épîtres4. JAMAIS il n’est question de demande du Saint Esprit et JAMAIS5 il n’est question d’imposition des mains. Restons-en à l’Écriture.

Cas particuliers

  • Actes 8. 15-19 : Il s’agit de Samaritains, peuple mélangé6 avec qui les Juifs n’avaient pas de relations7. La question pouvait sérieusement se poser si Philippe n’avait pas fait un travail personnel, indépendant de l’œuvre de Dieu, indépendant de ceux que le Seigneur avait établis pour prendre soin de ses intérêts. Dieu, dans sa sagesse, afin que l’œuvre reste une, donne le Saint Esprit par l’intermédiaire de Pierre et Jean, mettant ainsi le sceau de son approbation sur le ministère de Philippe tout en montrant la pleine identité avec l’œuvre de Jérusalem et en soulignant l’autorité des apôtres.
  • Actes 19. 6 : Il s’agit de disciples de Jean Baptiste qui croyaient bien que le Messie baptiserait de l’Esprit Saint8 mais qui ne savaient pas que cette promesse avait été réalisée. Paul, ne se montrant en rien “moindre que les plus excellents apôtres” 9, démontre la validité de son apostolat en imposant les mains à ces croyants : le Saint Esprit vient sur eux.

Tous les hommes actuellement se rattachent au cas général ; ils font partie soit du peuple juif, soit des nations non-juives (réception du Saint Esprit sur le principe de la foi, sans demande et sans imposition des mains). Ils ne sauraient en aucune façon se rattacher aux cas particuliers relatés ci-dessus parce qu’ils ne sont ni Samaritains, ni disciples de Jean Baptiste.

Notes

1Actes 2
2Actes 10
31 Corinthiens 12. 13
42 Corinthiens 1. 21, 22 ; Éphésiens 1. 13, 14 ; Romains 8. 15 ; Galates 3. 2… cf. question 12.
5sauf Actes 9. 17 où c’est un ordre du Seigneur donné dans une vision et dans les 2 cas particuliers examinés ci-après.
62 Rois 17
7Jean 4. 9
8Marc 1. 8
92 Corinthiens 11. 5.