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Le livre de Job
Sondez les Écritures - 3e année

Job 29. 1-17

Job décrit le passé, le présent et son innocence

La sagesse divine a paru inaccessible à Job, mais il s’efforce de convaincre les autres que sa vie est droite (28. 28). Ces chapitres sont à la fois un cri de chagrin émouvant et un autoportrait saisissant et certainement exact, puisque Dieu a résumé d’un mot la vie de Job : “parfait” (1. 8). Il s’agit d’une apologie, dans laquelle Job est sincère, mais malheureusement centré sur lui.

1. Le bonheur d’autrefois : versets 1-11

Job décrit son ancienne prospérité, basée sur la protection divine (versets 1-5), sur les joies de la famille, sur le bien-être matériel (versets 5, 6), et sur l’estime dont il était entouré (versets 7-11).

Il sait que son bonheur était dû aux soins de Dieu (verset 2 ; 10. 12) et il fait une belle description de la communion du croyant avec son Dieu :

  • 1. laisser la lumière divine illuminer nos pensées (verset 3 a) ;
  • 2. nous confier en Dieu pour avancer même quand nous ne voyons pas clair dans le chemin (verset 3 b) Ésaïe 50. 10 ;
  • 3. écouter les communications intimes1 d’un Dieu à qui nous laissons la direction de notre vie et de notre famille (verset 4).

Job a maintenant le sentiment que Dieu s’est dérobé (verset 5), comme David a pu le croire dans son rejetPsaume 22. 2. Sa détresse nous touche profondément, surtout quand il évoque le souvenir de ses enfants (verset 5b). Mais Job fait deux erreurs, bien compréhensibles dans la souffrance :

  • 1. Il se tourne vers le passé. Penser que les jours d’autrefois étaient meilleurs est une attitude déconseillée dans l’ÉcritureEcclésiaste 7. 10 : c’est se réfugier dans le souhait illusoire de revenir en arrière au lieu de vivre simplement le jour présent avec DieuPhilippiens 4. 11.
  • 2. Et surtout, il croit que Dieu est absent parce que les circonstances lui sont contraires. Dans l’adversité la plus totale, Christ en revanche a affirmé sa foi par ces mots : “Je ne suis pas seul, car le Père est avec moi” Jean 16. 32.

Job était estimé : il faisait partie des anciens qui rendaient leur jugement à la porte de la ville (versets 7-11). Même les vieillards se levaient par respect devant lui, et personne n’osait alors affirmer sa pensée. Job regrette tous ses avantages terrestres, et la considération dont il était l’objet.

2. Les bonnes œuvres : versets 12-17

Job était respecté pour sa droiture et sa bonté, causées par sa crainte de Dieu. Ces caractères faisaient remarquer le Seigneur : les foules s’étonnaient autant de ses paroles de grâce que de l’autorité de son enseignementMatthieu 7. 29 ; Luc 4. 22. Sommes-nous reconnus pour ces qualités ?

Ceux qui connaissaient Job autrefois pouvaient témoigner de sa miséricorde pour les malheureux. Il ne se contentait pas de bonnes paroles, mais aidait les infirmes, secourait les déshérités, et exerçait un jugement juste. Job agissait sans parti pris, et prenait le temps d’examiner les situations nouvelles (verset 16). Ses amis auraient bien fait de s’inspirer de cette attitude au lieu d’expliquer la souffrance par des cas déjà rencontrés dans leur expérience passée.

Job était un homme droit, et même son apparence extérieure le reflétait (verset 14). Ce verset recèle une des raisons pour lesquelles Job souffre : il s’était revêtu lui-même de son manteau de justice. Mais le N.T. nous apprend que la justice nous est acquise gratuitement :

  • 1. grâce au sang et à l’œuvre de Christ, qui a expié, aboli le péché devant DieuRomains 3. 24 ; 2 Corinthiens 5. 21 ;
  • 2. grâce à la résurrection de ChristRomains 4. 25.

Nous la recevons par le moyen de la foiRomains 4. 5 ; 5. 1, et notre justification est alors démontrée par nos œuvresJacques 2. 24.

Notes

1Le “conseil secret” évoque la révélation intime des pensées divines (Psaume 25. 14 ; Jérémie 23. 18 ; Amos 3. 7).

Job 29

1Et Job reprit son discours sentencieux et dit :

2Oh ! que ne suis-je comme aux mois d’autrefois, comme aux jours où †Dieu me gardait ;

3Quand sa clartéa luisait sur ma tête, et que dans les ténèbres je marchais à sa lumière ;

4Comme j’étais aux jours de mon automneb, quand le conseil secret de †Dieu présidait sur ma tente ;

5Quand le Tout-puissant était encore avec moi, [et] que mes jeunes gens m’entouraient ;

6Quand je lavais mes pas dans le cailléc, et que le rocher versait auprès de moi des ruisseaux d’huile ! –

7Quand je sortais [pour aller] à la porte par la ville, quand je préparais mon siège sur la place :

8Les jeunes gens me voyaient et se cachaient, et les vieillards se levaient [et] se tenaient debout ;

9Les princes s’abstenaient de parler et mettaient la main sur leur bouche,

10La voix des nobles s’éteignaitd, et leur langue se collait à leur palais.

11Quand l’oreille m’entendait, elle m’appelait bienheureux ; quand l’œil me voyait, il me rendait témoignage ;

12Car je délivrais le malheureux qui implorait du secours, et l’orphelin qui était sans aide.

13La bénédiction de celui qui périssait venait sur moi, et je faisais chanter de joie le cœur de la veuve.

14Je me vêtais de la justice, et elle me revêtaite ; ma droiture m’était comme un manteauf et un turban.

15J’étais, moi, les yeux de l’aveugle et les pieds du boiteux ;

16J’étais un père pour les pauvres, et j’examinais la cause de celui qui m’était inconnu ;

17Et je brisais la mâchoire de l’inique, et d’entre ses dents j’arrachais la proie.

Notes

alitt. : lampe.
bpeut-être : ma jeunesse ; c’était le commencement de l’année civile.
cou : beurre.
dlitt. : se cachait.
ec.-à-d. : me couvrait [comme un vêtement].
failleurs : robe ; c’est le large vêtement extérieur des orientaux.

(La Bible - Traduction J.N. Darby)