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Le cinquième livre de Moïse dit le Deutéronome
Sondez les Écritures - 5e année

Deutéronome 3. 23 - 4. 10

Rappel des événements du Sinaï

1. Moïse ne verra pas le bon pays promis : 3. 23-29

Moïse rappelle une fois encore sa fervente supplication à Dieu pour pouvoir passer le Jourdain et voir ce bon pays (verset 25). Dieu est grand et puissant, faisant des œuvres extraordinaires, et Moïse en avait été le témoin jusque-là ; il désirait encore l’être dans le pays. L’Éternel ne pourrait-il pas accéder à la requête de son serviteur en lui accordant la faveur demandée ? L’Éternel lui avait répondu : “Ne me parle plus de cette affaire” (verset 26). Il ne servait à rien d’insister davantage.

À Mériba, durant la traversée du désert, alors que Dieu avait ordonné de “parler au rocher” pour en faire sortir de l’eau, Moïse et Aaron l’avaient frappé deux fois avec la verge de Moïse. Ils avaient même dit au peuple : “Écoutez, rebelles ! Vous ferons-nous sortir de l’eau de ce rocher ?” Nombres 20. 10 Ainsi ils avaient désobéi et n’avaient pas donné gloire au saint nom de l’Éternel vis-à-vis des fils d’Israël. Mais le Dieu juste est aussi un Dieu de grâce : Moïse, au sommet du mont Pisga, pourra contempler de ses propres yeux le pays promis (34. 1-4).

Moïse ne craint pas de citer cet épisode qui, certainement, ne lui fait pas honneur. Il est un humble serviteur de Dieu qui accepte la sentence prononcée contre lui. C’est alors qu’il fortifie et encourage Josué qui, lui, entrera en Canaan à la tête des armées d’Israël (versets 21, 22, 28). Transmettre ainsi à son successeur un privilège qui lui était refusé par Dieu, démontre l’obéissance et l’humilité de Moïse ainsi que son amour pour son peuple, d’autant plus que celui-ci était en grande partie responsable de la faute de son conducteur (verset 26).

2. Ni ajouter ni ôter à la parole de Dieu : 4. 1-4

Après la rétrospective des trois premiers chapitres, Moïse va maintenant souligner l’importance de l’obéissance à la loi divine. Il en rappellera ensuite la formulation, mais d’emblée il dit au peuple : “Écoute…” (verset 1). Le chapitre 4 est introduit par cette injonction qui sera répétée plus loin (13. 1). La parole de Dieu est complète, rien ne peut y être ajouté et rien ne doit en être ôté (verset 2). Agur, un sage parmi le peuple de Dieu, dit : “N’ajoute pas à ses paroles, de peur qu’il ne te reprenne, et que tu ne sois trouvé menteur” Proverbes 30. 6. Dieu ne clôt pas sa Parole sans qu’un semblable avertissement soit répété, avec menace, pour quiconque ajoute ou retranche quelque chose des paroles du saint LivreApocalypse 22. 18, 19.

Nos explications doivent toujours avoir l’appui de toute la Parole, de façon sûre, équilibrée et sans équivoque, sans forcer le texte non plus. Il est très facile de faire dire à l’Écriture ce qu’elle ne dit pas ou de mettre au second plan les enseignements importants quand ils ne cadrent pas avec ce que nous voulons soutenir.

Moïse rappelle l’affaire de Baal-PéorNombres 25. 1-5 survenue peu de temps auparavant. Ce jour-là, le peuple avait oublié les commandements de l’Éternel, s’était uni aux filles de Moab et était tombé dans l’idolâtrie. Aussi le jugement de Dieu était-il tombé inexorablement sur les infidèles ; ils avaient été détruits. Ceux qui, par contre, étaient demeurés attachés à l’Éternel, étaient tous restés en vie (verset 4). Cet épisode montre la perfection du jugement divin, dans sa sévérité et dans sa bontéRomains 11. 22 : la désobéissance entraîne une discipline fâcheuse ; le ferme attachement du cœur à la Parole conduit à la bénédiction.

3. L’obéissance rend sage : 4. 5-10

En tout temps, celui qui écoute et garde la parole de Dieu est caractérisé par la sagesse et l’intelligenceProverbes 2. 1-6. Il devait en être ainsi pour Israël, cette grande nation qui avait Dieu près d’elle, la seule qui avait une loi juste, donnée par Dieu (versets 6-8). Les autres nations elles-mêmes devaient pouvoir le constater.

Par trois fois, Israël est appelé “la grande nation” (versets 6, 7, 8). C’était l’objectif de Dieu, selon la promesse faite à AbrahamGenèse 22. 17. Il sera pleinement atteint pendant le règne de Christ. Lors de l’entrée dans le pays, la “grandeur” de la nation devait être d’ordre moral, dans l’obéissance aux commandements de l’Éternel ; la sagesse de Dieu était ainsi manifestée par son peuple. Cela aurait été un témoignage rendu au seul vrai Dieu, témoignage qui aurait rayonné jusqu’au bout de la terreÉsaïe 43. 11, 12.

Chaque Israélite devait graver dans sa mémoire les choses vues à Horeb, la montagne en feu. Chacun devait ensuite inscrire dans son cœur les commandements divins et les transmettre d’une génération à l’autre (verset 9). Tel était l’ordre édicté par la sagesse divine.

“L’Éternel donne la sagesse” Proverbes 2. 6, par la Parole appliquée à nos cœurs par l’Esprit Saint. Les ennemis d’Étienne ne pouvaient pas résister à la sagesse et à l’Esprit par lequel il parlaitActes 6. 10. Ainsi en est-il d’un croyant qui est animé de l’Esprit de Dieu1 Corinthiens 2. 12-16.

Deutéronome 3

23Et en ce temps-là, je suppliai l’Éternel, disant : 24Seigneur Éternel ! tu as commencé à faire voir à ton serviteur ta grandeur et ta main forte, car quel est le ✷Dieu, dans les cieux et sur la terre, qui fasse [des œuvres] comme tes œuvres et selon ta force ? 25Que je passe, je te prie, et que je voie ce bon pays qui est au-delà du Jourdain, cette bonne montagne, et le Liban. 26– Et l’Éternel fut irrité contre moi à cause de vous, et il ne m’écouta point ; et l’Éternel me dit : C’est assez, ne me parle plus de cette affaire. 27Monte au sommet du Pisga, et élève tes yeux vers l’occident, et vers le nord, et vers le midi, et vers le levant, et regarde de tes yeux ; car tu ne passeras pas ce Jourdain. 28Mais commande à Josué, et fortifie-le et affermis-le ; car lui, passera devant ce peuple, et lui, les mettra en possession du pays que tu verras.

29Et nous avons habité dans la vallée, vis-à-vis de Beth-Péor.

Deutéronome 4

1Et maintenant, Israël, écoute les statuts et les ordonnances que je vous enseigne, pour les pratiquer, afin que vous viviez, et que vous entriez dans le pays que l’Éternel, le Dieu de vos pères, vous donne, et que vous le possédiez. 2Vous n’ajouterez rien à la parole que je vous commande, et vous n’en retrancherez rien, afin de garder les commandements de l’Éternel, votre Dieu, que je vous commande. 3Vos yeux ont vu ce que l’Éternel a fait à cause de Baal-Péora ; car tout homme qui était allé après Baal-Péor, l’Éternel, ton Dieu, l’a détruit du milieu de toi ; 4et vous qui vous êtes tenus attachés à l’Éternel, votre Dieu, vous êtes tous vivants aujourd’hui. 5Regarde, je vous ai enseigné les statuts et les ordonnances, comme l’Éternel, mon Dieu, me l’a commandé, afin que vous fassiez ainsi au milieu du pays où vous allez entrer pour le posséder. 6Et vous les garderez et les pratiquerez ; car ce sera là votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples qui entendront tous ces statuts et diront : Quel peuple sage et intelligent que cette grande nation ! 7Car quelle est la grande nation qui ait Dieub près d’elle, comme l’Éternel, notre Dieu, [est près de nous], dans tout ce pour quoi nous l’invoquons ? 8Et quelle est la grande nation qui ait des statuts et des ordonnances justes, comme toute cette loi que je mets aujourd’hui devant vous ? 9Seulement, prends garde à toi et garde soigneusement ton âme, de peur que tu n’oublies les choses que tes yeux ont vues (et afin que, tous les jours de ta vie, elles ne s’éloignent pas de ton cœur, mais que tu les fasses connaître à tes fils et aux fils de tes fils), 10le jour où tu te tins devant l’Éternel, ton Dieu, à Horeb, quand l’Éternel me dit : Assemble-moi le peuple, et je leur ferai entendre mes paroles, qu’ils apprendront pour me craindre tous les jours qu’ils seront vivants sur la terre, et qu’ils enseigneront à leurs fils ;

Notes

aou : le Baal de Péor.
bou : qui ait [son] Dieu.

(La Bible - Traduction J.N. Darby)