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Le cinquième livre de Moïse dit le Deutéronome
Sondez les Écritures - 5e année

Conclusion

    Le livre du Deutéronome est écrit pour préparer la nouvelle génération à prendre la relève de celle qui a péri dans le désert. Le chapitre 8 pourrait servir de conclusion, car il invite Israël à se souvenir du chemin parcouru et des soins de l’Éternel à son égard ; il met en évidence aussi bien les circonstances négatives que celles qui ont été positives. Les expériences faites par les aînés devront être mises à profit par ce jeune peuple dans le pays promis, afin d’éviter les pièges que sa nouvelle position lui fera rencontrer. Durant les quarante ans du désert, il a appris à connaître son propre cœur – mais la nouvelle génération s’en souviendra-t-elle ? – et à connaître aussi le cœur de son Dieu.

    Outre les leçons du passé, il y a aussi des promesses et des avertissements pour le futur. S’il n’y avait eu que des promesses, le risque aurait été grand de manquer de vigilance ; s’il n’y avait eu que des avertissements, les plus fidèles mêmes auraient risqué d’être découragés. Dieu dispense toujours une juste proportion de ces deux éléments pour favoriser un sain équilibre parmi son peuple.

    Le Deutéronome a un enseignement particulièrement applicable au temps actuel. L’histoire de l’Église ressemble fort à celle d’Israël résumée dans ce livre ; on le constate dans son évolution générale au cours des siècles, comme dans celle d’un groupe particulier en une période donnée ; cela est vrai, tant sur le plan collectif que sur le plan individuel. En regardant en arrière, nous voyons de nombreuses phases douloureuses, mais aussi beaucoup d’occasions où la grâce de Dieu s’est merveilleusement déployée.

    Savons-nous toujours tirer les leçons nécessaires des expériences de nos prédécesseurs ? Les conditions d’aujourd’hui ne sont pas les mêmes que celles d’hier, et elles diffèrent de celles qui se présenteront demain. Seuls les principes généraux demeurent inchangés et il faut, à chaque génération, la sagesse spirituelle donnée par le Seigneur pour en faire une juste application. La jouissance des bénédictions que nous avons en Christ dépend de notre aptitude à mettre en pratique les enseignements divins. Pour cela, ce n’est pas une forte somme de connaissances qui est nécessaire, mais plutôt la traduction de chaque enseignement dans la réalité quotidienne.

    Le rôle des aînés est de montrer aux plus jeunes la valeur que la Parole a pour eux et de leur communiquer ce qu’ils en ont compris. Si leur conduite ne le contredit en rien, cette transmission du témoignage peut se faire harmonieusement. Le rôle de la jeune génération est de rechercher dans la Parole ce que le Seigneur veut lui montrer pour qu’elle l’applique à ses circonstances, tout en mettant à profit ce que les générations précédentes ont expérimenté. Il y a des enseignements de base qui restent intangibles ; la mesure dont on les comprend est nécessairement partielle, mais elle se complète au cours des temps si nul ne renie ce qui a été édifié précédemment.

    Israël n’a pas gardé bien longtemps ce que l’Éternel lui avait donné par Moïse. Les réveils successifs ont toujours été suivis de nouveaux abandons. Fallait-il s’en accommoder ? Certes pas. C’est pour cela que des serviteurs fidèles en ont pris conscience avec humiliation, comme Josias, Daniel, Esdras ou Néhémie. Les paroles mêmes du livre du Deutéronome ont eu leur effet bénéfique sur le cœur de ces hommes de Dieu. Ce livre garde tout son prix pour le temps présent, même si ce n’est plus sous une forme légale. Le Seigneur Jésus n’a pas aboli la loi et les prophètes, il en a été le parfait accomplissement. C’est donc en demeurant attaché au Seigneur que le croyant sera rendu capable de manifester dans sa vie ce que répète ce livre du Deutéronome :

    “Tu craindras ton Dieu pour marcher dans ses voies, pour l’aimer et pour le servir de tout ton cœur.”