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Petit manuel du pasteur
A. Blok

L’apôtre Paul a eu le privilège de révéler les grandes vérités concernant l’Église, qui a commencé le jour de la Pentecôte. Auparavant, Israël était le peuple choisi par Dieu. Sa relation avec l’Éternel était basée sur des lois, des sacrifices et un service d’offrandes dans le tabernacle, puis au temple. Mais lorsque Juifs et non-Juifs sans distinction ont rejeté le Messie en le crucifiant, Dieu a mis temporairement de côté son peuple, en attendant le moment où plus tard il reprendra sa relation avec eux. Dieu s’est fait connaître alors à d’autres personnes, les chrétiens, qui composent l’Église (ou Assemblée). Dieu a révélé par le moyen de l’apôtre Paul les principes du fonctionnement de l’Église universelle et de l’église locale, notamment par l’emploi des dons sous la direction du Saint Esprit, en vue de l’édification des croyants (1 Corinthiens 12).

Paul enseignait et évangélisait, mais il avait aussi le don de pasteur. Nous le voyons dans ses lettres. Aux Corinthiens, il écrit : “En plus de ces circonstances exceptionnelles, il y a ce qui me tient assiégé tous les jours, la sollicitude pour toutes les assemblées. Qui est faible, que je ne sois faible aussi ? Qui est scandalisé, que moi aussi je ne brûle ?” (2 Corinthiens 11. 28-29). Si quelqu’un avait un souci, une difficulté ou une faiblesse, Paul les ressentait comme s’il les connaissait lui-même.

C’est avec sollicitude et affection qu’il écrit aux Thessaloniciens, comme une mère qui prend soin de ses enfants : “Nous avons été pleins de douceur au milieu de vous. Comme une nourrice chérit ses propres enfants, ainsi, dans notre tendre affection pour vous, nous étions tout disposés, non seulement à vous communiquer l’évangile de Dieu, mais aussi à donner notre propre vie, parce que vous nous étiez devenus très chers. Car vous vous souvenez, frères, de notre peine et de notre labeur : c’est en travaillant nuit et jour pour n’être à charge à aucun de vous que nous vous avons prêché l’évangile de Dieu” (1 Thessaloniciens 2. 7-9).

À une autre occasion, il s’adresse aux Corinthiens comme un père à ses enfants : “Ce n’est pas pour vous faire honte que j’écris cela, mais je vous avertis comme mes enfants bien-aimés. Car même si vous aviez 10000 maîtres dans le Christ, vous n’avez cependant pas beaucoup de pères, car c’est moi qui vous ai engendrés dans le Christ Jésus par l’évangile. Je vous supplie donc d’être mes imitateurs” (1 Corinthiens 4. 14-16). Il leur dit aussi plus tard : “Me voici prêt pour la troisième fois à aller auprès de vous ; et je ne vous serai pas à charge, car je ne cherche pas vos biens, mais vous-mêmes : ce ne sont pas les enfants qui doivent amasser pour leurs parents, mais les parents pour leurs enfants. Et moi, très volontiers, je dépenserai et je me dépenserai moi-même entièrement pour vos âmes, même si, vous aimant beaucoup plus, je devais être moins aimé” (2 Corinthiens 12. 14-15).

Paul écrit aux Galates avec amour et fermeté, ne se plaçant pas au-dessus de ses frères, mais cherchant à toucher le cœur de ces brebis qui s’égaraient. Il leur dit : “Soyez comme moi, car moi-même je suis comme vous, frères” (Galates 4. 12). Il leur rappelle l’affection qui les unissait. Pour autant, il n’affaiblit pas son message pour leur faire plaisir : “Car maintenant, est-ce que je m’applique à satisfaire des hommes, ou Dieu ? Ou est-ce à des hommes que je cherche à plaire ? … Suis-je donc devenu votre ennemi en vous disant la vérité ?” (Galates 1. 10 ; 4. 16).

À Timothée, son enfant dans la foi, Paul écrit : “Je suis reconnaissant envers Dieu, que je sers à la suite de mes ancêtres avec une conscience pure, de ce que je me souviens constamment de toi dans mes supplications, nuit et jour. Je désire ardemment te voir – me souvenant de tes larmes – afin d’être rempli de joie” (2 Timothée 1. 3-4). On devine là sa sollicitude envers Timothée, comme celle d’un berger pour une de ses brebis.

Aux croyants de Philippes, il écrit : “Je suis pressé des deux côtés : j’ai le désir de partir et d’être avec Christ, car c’est, de beaucoup, meilleur ; mais il est plus nécessaire à cause de vous que je demeure dans le corps. Et ayant cette confiance, je sais que je resterai et que je demeurerai auprès de vous tous pour votre progrès et la joie de votre foi” (Philippiens 1. 23-25). Il continue avec ces paroles : “Mais même si je sers d’aspersion sur le sacrifice et le service de votre foi, j’en suis joyeux et je me réjouis avec vous tous” (Philippiens 2. 17). D’après ces versets, il est évident qu’il était prêt à s’engager entièrement pour les croyants, même jusqu’à la mort, et heureux de pouvoir le faire.

Paul, serviteur du Seigneur Jésus Christ, s’occupait donc du troupeau en s’y consacrant pleinement, avec une sollicitude semblable à celle du bon Berger.