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J'ai vu tes larmes... et je te guérirai
S. Fayard
Le zèle de ta maison m’a dévoré, et les outrages de ceux qui t’outragent sont tombés sur moi. Et j’ai pleuré, mon âme était dans le jeûne ; et cela m’a été en opprobre. (Psaume 69. 9-10)
J’ai mêlé de pleurs mon breuvage. (Psaume 102. 10)
Il va en pleurant, portant la semence qu’il répand ; il revient avec chant de joie, portant ses gerbes. (Psaume 126. 6)

Dieu avait dit à Moïse : « J’ai vu, j’ai vu l’affliction de mon peuple… et je suis descendu pour le délivrer » (Exode 3. 7, 8). Cette parole annonçait, de manière voilée, la venue du Fils de Dieu sur notre terre de souffrance et de mort. Il est descendu, il s’est fait homme, pour partager notre condition. Plus encore, il est descendu dans les profondeurs de la mort pour en triompher et nous ouvrir le chemin de la vie.

L’Ancien Testament annonçait les souffrances qui devaient être la part du Christ et les gloires qui suivraient (1 Pierre 1. 11). Plusieurs psaumes évoquent ses larmes.

Au Psaume 69, les larmes du Seigneur Jésus sont en relation avec la maison de Dieu. Son zèle a produit en lui une douleur profonde, quand il a vu la maison de son Père profanée (Jean 2. 17). À l’expression d’une sainte tristesse, ses ennemis ont répondu par le mépris et les railleries.

Le Psaume 102 évoque les souffrances de l’homme de douleurs. Rejeté, seul, tenu pour impur, considéré comme châtié par Dieu, il est accablé dans son cœur. Il ne peut plus manger son pain, ses larmes se mêlent à ce qu’il boit.

Le Psaume 126 parle des larmes du Seigneur Jésus dans son service. La semence qu’il a répandue en pleurant, c’est la Parole de Dieu qu’il a annoncée et pour laquelle il a souffert la contradiction de ceux qui refusaient son message. Le Seigneur a donné sa vie, il a été le grain de blé qui meurt et porte beaucoup de fruit (Jean 12. 24).