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J'ai vu tes larmes... et je te guérirai
S. Fayard
Ainsi dit l’Éternel, Dieu de David, ton père : J’ai entendu ta prière, j’ai vu tes larmes ; voici, je te guérirai ; le troisième jour tu monteras à la maison de l’Éternel. (2 Rois 20. 1-6)

La mort…, la fin de l’homme sur la terre, la séparation définitive de tout ce qui le lie à la terre et aux siens. Pour celui qui est encore dans ses péchés, elle est véritablement le roi des terreurs (Job 18. 14), car après la mort vient le jugement (Hébreux 9. 27, 28). C’est bien elle qui fait verser sur la terre le plus de larmes. Dieu le sait. Toutefois, le chrétien n’est pas affligé « comme les autres qui n’ont pas d’espérance » (1 Thessaloniciens 4. 13).

Devant la perspective de sa propre mort, Ézéchias prie Dieu et verse beaucoup de larmes. Dieu lui répond, le guérit et se révèle à lui d’une manière nouvelle. Ézéchias apprend en effet quatre choses essentielles :

  1. J’ai entendu ta prière : Dieu est celui qui entend les prières ; Ézéchias le savait, mais il l’a expérimenté dans sa détresse.
  2. J’ai vu tes larmes : Notre Dieu est sensible à la souffrance des siens.
  3. Je te guérirai : Dieu seul a une réponse face à la mort. Les guérisons qu’il peut accorder aux siens – guérison du corps mais aussi guérison de l’âme (Psaume 41. 5) – tournent le regard de la foi vers la vie, la vie de résurrection.
  4. Tu monteras à la maison de l’Éternel : Le but de Dieu, c’est sa gloire. En prendre conscience oriente nos pensées vers Dieu (non vers nous-mêmes) et nous conduit à l’adorer.

Comme il l’a fait pour Ézéchias, Dieu veut éclairer notre vie de sa lumière. Elle nous sonde. Ézéchias pensait avoir marché devant Dieu d’un cœur parfait (2 Rois 20. 3), il faudra qu’il apprenne à dire : « Tu as jeté tous mes péchés derrière ton dos » (Ésaïe 38. 17). Laissons la lumière divine pénétrer notre conscience, c’est la lumière de la vie (Jean 8. 12).