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J'ai vu tes larmes... et je te guérirai
S. Fayard
Agar éleva sa voix et pleura. (Genèse 21. 16)

Les premières larmes dans la Bible sont celles d’une mère. Chassée avec son enfant, Agar se retrouve dans le désert, sans ressources, sans secours. Ayant épuisé sa réserve d’eau, elle dépose l’enfant au pied d’un arbre et s’assied à l’écart pour ne pas le voir mourir. Elle pleure, elle est dans la détresse.

Plusieurs fois la Bible évoque les pleurs d’une mère, comme Agar, et d’un père, comme Jacob ou David. Elle témoigne de la profondeur des blessures quand elles touchent aux liens fondamentaux qui unissent parents et enfants.

Face à ce qui nous atteint dans notre intimité, ou à des circonstances qui nous dépassent, nous pleurons… que nous soyons homme ou femme.

Dans sa souffrance Agar pleure, sans vraiment formuler une prière, mais Dieu entend la voix de l’enfant. Il est un Dieu de compassions, attentif aux cris de tous ceux qui, petits ou grands, souffrent. Il sait où en est chacune de ses créatures, c’est une réalité… et pour nous, chrétiens, c’est un encouragement à prier pour nos enfants et pour tous.

Comment réagissons-nous lorsque nous sommes dans la détresse ? Ferions-nous comme les contemporains d’Osée ? « Ils n’ont pas crié à moi dans leur cœur, quand ils ont hurlé sur leurs lits. Ils se rassemblent pour du froment et du moût ; ils se sont retirés de moi » (Osée 7. 14). Ou bien nous tournons-nous vers Dieu (2 Chroniques 33. 12), dans un élan de foi ? Méditons sur l’amour de Dieu : nous l’avons si souvent fui, pourtant il nous ouvre les bras dès que nous revenons à lui. Si, dans la détresse, nous crions à Dieu, nous connaîtrons sa délivrance. « Cet affligé a crié ; et l’Éternel l’a entendu, et l’a sauvé de toutes ses détresses » (Psaume 34. 7). Nos vies seront illuminées de la lumière de son amour, nous ne serons pas confus (Psaume 34. 6).