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J'ai vu tes larmes... et je te guérirai
S. Fayard
Elle se tint derrière à ses pieds, en pleurant, et se mit à lui arroser les pieds de ses larmes. (Luc 7. 38)
Je changerai leur deuil en allégresse. (Jérémie 31. 13)

Quand nous percevons que nous avons fait fausse route, que nous avons gâché une partie de notre vie et peut-être celle d’autres personnes, quand nous prenons conscience que nous avons déshonoré Dieu, nous ressentons une souffrance profonde. N’en restons pas là, ne demeurons pas prostrés, ne sombrons pas dans le remords mais revenons à Dieu qui veut nous relever.

Nos larmes prendront alors un autre caractère : elles traduiront l’émotion d’être l’objet de sa grâce. Malgré toutes nos fautes et nos égarements, le Seigneur nous a aimés et nous attire à lui. En Luc 7, la femme venue à Jésus pleure et couvre de baisers les pieds du Seigneur : elle a conscience de son péché, de son indignité, mais aussi de l’amour du Seigneur Jésus qui l’accueille telle qu’elle est (Luc 7. 37, 38).

Lorsque Dieu ouvre ainsi notre cœur pour y faire entrer la lumière de la grâce et les merveilles de l’évangile, alors la joie nous inonde et nos larmes deviennent des larmes de gratitude. « Joie, joie, joie, pleurs de joie », a pu écrire Blaise Pascal lors de sa conversion.

Plusieurs, dont certains n’avaient pas pleuré depuis leur enfance, ont pu parler des larmes qui ont coulé spontanément sur leur visage lorsqu’ils sont venus au Seigneur Jésus qui a changé leur cœur de pierre en un cœur de chair (Ézéchiel 11. 19).

Larmes qui jaillissent quand notre esprit est saisi par ce qui lui était demeuré jusque-là inconnu : l’amour de Dieu qui nous a cherchés et amenés à lui.