Les deux hommes « ne connaissaient pas l’Éternel » (1 Samuel 2. 12) ; ils avaient pourtant été consacrés sacrificateurs ! Dans les nominations issues de tradition, d’usage, de succession, il est très dangereux de ne pas rechercher la pensée de Dieu qui seul peut appeler et qualifier pour son service.
Ces jeunes gens exerçaient leur charge pour leur profit (2. 13-17). L’apôtre stigmatisera ceux qui « estiment que la piété est une source de gain » (1 Timothée 6. 5). Pierre avertira les anciens de prendre garde à ne pas surveiller le troupeau de Dieu « pour un gain honteux » (1 Pierre 5. 2). Qu’en fut-il dans toute l’histoire de l’Église ? Le danger subsiste encore aujourd’hui.
Les deux hommes se laissaient aussi entraîner par la convoitise de la chair. Quand leur père les reprend, ils n’écoutent pas sa voix. Pourtant leur péché était « très grand devant l’Éternel » (2. 17). Ils ne prennent pas garde non plus à l’avertissement de l’homme de Dieu, ni à celui de Samuel. Faut-il s’étonner qu’ils soient atteints par une ruine totale ?
Israël est battu par les Philistins. L’arche est prise, Hophni et Phinées sont tués. Éli tombe et se brise la nuque en entendant la nouvelle de la prise de l’arche. La femme de Phinées meurt en enfantant et doit dire : « La gloire s’en est allée d’Israël » (4. 22).
Du passage des générations, il ne reste plus, dans notre texte (voir cependant 1 Samuel 14. 3), qu’un petit orphelin « privé de gloire » (I-Cabod, 1 Samuel 4. 21
).« On ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera. » (Galates 6. 7)