« Et il naquit à David des fils à Hébron : son premier-né fut Amnon, d’Akhinoam, la Jizreélite ; et le second, Kileab, d’Abigaïl, femme de Nabal, le Carmélite ; et le troisième, Absalom, fils de Maaca, fille de Talmaï, roi de Gueshur ; et le quatrième, Adonija, fils de Hagguith ; et le cinquième, Shephatia, fils d’Abital ; et le sixième, Jithream, d’Égla, femme de David. Ceux-ci naquirent à David à Hébron. » (2 Samuel 3. 2-4)
L’aîné, Amnon, après avoir séduit sa demi-sœur Tamar, fut tué par Absalom (2 Samuel 13).
De Kileab, le second fils, la Parole ne nous dit rien. Probablement était-il mort jeune. Absalom suivait dans l’ordre de succession, mais son crime le disqualifiait. Revenu de Gueshur, il intrigue pour « dérober les cœurs des hommes d’Israël », et au bout de quelques années, se fait proclamer roi à Hébron. Le fils révolté deviendra-t-il le successeur de son père ? 2 Samuel 15 à 19 nous rapporte la fuite de David loin de Jérusalem, la bataille qui s’ensuivit, et la mort d’Absalom.
Le quatrième fils, Adonija, restait en ligne. Prompt à se vanter, il n’avait jamais été rappelé à l’ordre par son père (1 Rois 1. 5-6). Tout à la fin de la vie de David, il se fait proclamer roi, avec le secours de Joab, le chef de l’armée, et d’Abiathar, le sacrificateur.
Longtemps après les quatre aînés, était né à David un petit garçon, fils de Bath-Shéba, qui avait été l’épouse d’Urie. Sa naissance rappelait à la fois la grave faute de David, et la grâce dont il avait été l’objet. Pourtant l’Éternel avait clairement choisi ce Salomon pour le faire asseoir sur le trône d’Israël (1 Chroniques 28. 5).
Il suffit que David fasse sacrer Salomon roi pour qu’Adonija, qui n’avait pas l’envergure de son frère, se soumette et que tous ses invités l’abandonnent (1 Rois 1).
La charge de conduire le peuple de Dieu va donc incomber au jeune Salomon. Comment va s’opérer cette transmission ?