Élisée désirait rendre un service à cette femme qui les avait si bien accueillis. Guéhazi transmet la proposition de son maître ; elle reste sans écho. Voyant la perplexité du prophète, le jeune homme suggère : « Eh bien, elle n’a pas de fils et son mari est vieux ». Appelée devant Élisée, tout en restant « dans la porte », avec quelle émotion elle apprend de sa bouche le miracle qui va s’opérer.
Lorsqu’après la mort de son enfant la pauvre mère, dans sa détresse, vient auprès du prophète, Élisée charge Guéhazi de prendre son bâton et de le mettre sur le visage du jeune garçon. Le serviteur obéit, sans aucun résultat. Le bâton sans vie pouvait rappeler la mission de prophète, mais il n’avait par lui-même aucun pouvoir, pas plus que la tradition, la magie, ou les reliques.
Seule l’intercession répétée d’Élisée ramènera le jeune garçon à la vie.