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La foi... d'une génération à l'autre ?
G. André

David réunit à Jérusalem tous les chefs, tous ceux qui avaient quelque responsabilité, et leur déclare catégoriquement que l’Éternel a choisi Salomon pour lui succéder sur le trône. Le vieux père s’adresse publiquement à son fils : « Toi, Salomon, mon fils, connais le Dieu de ton père, et sers-le… avec une âme qui y prenne plaisir… si tu le cherches, il se fera trouver de toi » (1 Chroniques 28. 9). Salomon devait affermir cette connaissance personnelle du Seigneur qui avait tant manqué à la génération postérieure à Josué. Il devait apprendre à le servir, non comme un devoir, mais en y prenant plaisir. Il importait que le jeune roi recherche l’Éternel et sa pensée, afin d’y répondre. De plus, il était choisi « pour bâtir une maison qui fût son sanctuaire » (1 Chroniques 28. 10).

Il y a la responsabilité personnelle envers Dieu, mais aussi la responsabilité collective envers Sa maison. Quelle leçon pour nous ! Désirons nous attacher au Seigneur pour le suivre et le servir ; mais aussi, sachant que nous faisons partie de la maison de Dieu, pour nous rassembler autour du Seigneur Jésus, afin d’offrir les sacrifices spirituels qui lui sont agréables (1 Pierre 2).

David communique à Salomon toutes les instructions nécessaires pour construire le temple, le modèle dont Dieu lui-même lui avait donné l’intelligence. Le jeune homme paraît bien inquiet de la charge qui lui revient. Aussi David ajoute-t-il, comme Moïse, puis l’Éternel, l’avaient dit autrefois à Josué : « Fortifie-toi, et sois ferme… l’Éternel, mon Dieu, sera avec toi : il ne te laissera point et ne t’abandonnera point ». Bien des siècles plus tard, Hébreux 13 nous rappelle la même promesse : « Lui-même a dit : Je ne te laisserai pas et je ne t’abandonnerai pas » (Hébreux 13. 5).

David compose son dernier psaume, « au sujet de Salomon » (Psaume 72). Il y décrit le roi de gloire, le roi de justice, qui saura aussi délivrer le pauvre et aura compassion du misérable. Mais au-delà de son fils, le vieux roi, par l’Esprit, a la vision de Celui qui est plus grand que Salomon, dont il peut dire : « Son nom sera pour toujours… toutes les nations le diront bienheureux ». Le psaume s’achève dans l’adoration : David bénit l’Éternel et le nom de sa gloire. La voix du doux psalmiste d’Israël va s’éteindre : « Amen ! Oui, amen ! – Les prières de David, fils d’Isaï, sont finies ».