La communion avec Dieu et l’esprit d’obéissance pouvaient seuls donner à Élie l’autorité morale nécessaire pour se présenter hardiment devant ceux vers qui l’Éternel l’envoyait. Il n’avait pas craint d’annoncer à Achab la sécheresse (1 Rois 17. 1). Lorsque le roi, exaspéré par des années de famine et l’échec de ses efforts pour mettre à mort le prophète, cherche en vain de la nourriture pour ses chevaux, Élie n’a pas peur d’aller à sa rencontre. Il l’accuse de troubler Israël « parce que vous avez abandonné les commandements de l’Éternel, et que tu as marché après les Baals ». Ce n’est pas le roi, mais l’homme de Dieu qui commande ! Il ordonne de rassembler au Carmel tous les prophètes des idoles. Achab ne peut que céder.
Quelle hardiesse, lorsque, sur la montagne, Élie doit affronter les quatre cent cinquante prophètes de Baal et proposer le test du feu du ciel sur le sacrifice (1 Rois 18. 22-24) !