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La foi... d'une génération à l'autre ?
G. André

Lui-même n’était qu’un jeune berger, plus ou moins négligé par sa famille, lorsque Samuel y vint pour oindre un roi selon le cœur de Dieu. Il avait très tôt montré sa foi et sa hardiesse. Par sa confiance dans le secours divin, il avait délivré ses brebis de la gueule du lion et de la patte de l’ours.

Cette même hardiesse et cette confiance en Dieu avaient été rendues publiques lorsque David s’était offert pour combattre Goliath au nom de l’Éternel.

Établi sur les hommes de guerre malgré sa jeunesse, aimé du peuple, gendre du roi, il devint rapidement l’objet de la jalousie de Saül, qui pressentait en lui un rival.

Ainsi commença une deuxième partie de sa vie, années de fuite devant son persécuteur, de caverne en caverne, de désert en désert, où sa foi et sa confiance en l’Éternel furent mises à rude épreuve. Durant cette période, jaillirent de ses lèvres la majorité de ses psaumes, cris de détresse, d’angoisse parfois – expressions aussi de sa communion profonde avec Dieu, rappelant le souvenir des délivrances que l’Éternel lui accordait et de la joie qu’il mettait dans son cœur.

Devenu roi, il entre dans la troisième partie de sa vie, où sa foi compte sur le secours de Dieu pour le délivrer de tous ses ennemis. En effet, pour lui, ce n’était pas facile. À la mort de Saül sur la montagne de Guilboa, les Philistins triomphaient ; le peuple était dans la misère, aggravée par la guerre civile contre Ish-Bosheth. Si David eut un règne remarquable, sa vie de famille ne fut pas à la même hauteur. Trop absorbé sans doute par les affaires du royaume, et les guerres trop fréquentes, il n’avait pu s’occuper de ses enfants comme il l’aurait fallu.