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La foi... d'une génération à l'autre ?
G. André

Fils d’une veuve, Jéroboam avait attiré l’attention de Salomon par son bon travail. Il allait devenir, dans la main de Dieu, un instrument de discipline, et même de châtiment, à cause de l’infidélité du roi et de son idolâtrie (1 Rois 11. 31-33).

À la mort de Salomon, Jéroboam revient d’Égypte où il s’était enfui, se met à la tête du peuple qui vient présenter à Roboam ses revendications. Celui-ci demande trois jours de réflexion. C’était sage. Combien il eût mieux valu alors s’adresser à l’Éternel et rechercher sa pensée que de prendre des avis à droite et à gauche : « Confie-toi de tout ton cœur à l’Éternel… dans toutes tes voies connais-le, et il dirigera tes sentiers » (Proverbes 3. 5-6).

Pour la forme, Roboam tient conseil avec les vieillards qui s’étaient tenus devant son père. Ils lui recommandent d’être bon envers le peuple, affable et de leur dire de bonnes paroles. C’était la sagesse même.

Mais les jeunes gens, qui connaissaient leur homme, font appel à sa présomption et à son orgueil : « Tu diras ainsi au peuple… mon petit doigt est plus gros que les reins de mon père… moi j’ajouterai à votre joug… moi je vous corrigerai avec des scorpions » (2 Chroniques 10. 10-11). D’une intelligence limitée, semble-t-il, Roboam veut compenser ses déficiences par un autoritarisme d’autant plus marqué, au lieu d’être compréhensif et bon.

Quelle leçon, lorsque nous pourrions être appelés à reprendre une responsabilité, dans le travail séculier ou parmi le peuple de Dieu. Combien il importe d’acquérir la confiance, de gagner les cœurs, et non de s’imposer par un titre ! Le Seigneur Jésus parle de « gagner » son frère offensé (Matthieu 18). L’apôtre Paul souligne la nécessité de se mettre au niveau des personnes que l’on cherche à « gagner » pour le Seigneur (1 Corinthiens 9. 19-23).

L’attitude intransigeante de Roboam amène la division parmi le peuple. Dix tribus suivent Jéroboam ; seuls Juda et Benjamin restent fidèles au descendant de David.