Le premier livre des Rois (12. 1-24, et 14. 21-31) nous rapporte le règne de Roboam sous l’aspect de la responsabilité, tandis que les Chroniques (2 Chroniques 10 à 12) nous présentent les événements davantage du point de vue de la grâce.
En montant sur le trône à quarante et un ans (2 Chroniques 12. 13), Roboam n’était pas aussi jeune que Salomon lors de son accession à la royauté. Il avait vécu le règne de son père, les années de gloire, puis celles de déclin. Qu’avait fait Salomon pour lui ? Il avait beaucoup écrit, donné de nombreux conseils, mais n’avait pas laissé à son fils un exemple bien encourageant. De plus, avec une certaine légèreté, le roi défunt avait favorisé Jéroboam en le préposant un peu précipitamment « sur tout le travail de la maison de Joseph » (1 Rois 11. 28). Il préparait ainsi le rival de son successeur.
Qu’avait, d’autre part, pu donner à Roboam, sa mère, Naama, une Ammonite ? Salomon avait commis une grave faute en l’épousant. Les conséquences s’en faisaient ressentir chez sa descendance. Cette mésalliance n’était-elle pas, au moins partiellement, la cause de l’instabilité du nouveau roi ?
Roboam avait, de plus, formé un cercle de jeunes gens, qui avaient « grandi avec lui et se tenaient devant lui » (2 Chroniques 10. 9). Ils le flattaient, et l’orientaient un peu à leur guise.
Il est toujours difficile de succéder à un grand homme, dans les affaires de la vie, comme dans le cadre de la famille de Dieu. On connaît les problèmes que peut rencontrer le fils d’un serviteur du Seigneur ou d’un missionnaire : réactions, complexes divers. Certes, la grâce de Dieu peut intervenir et susciter des ouvriers remarquables dans la descendance de ceux qui lui ont été fidèles.
Il vaut la peine de regarder de plus près les problèmes rencontrés par Roboam.