Roboam ne possédait pas cet ascendant que Salomon avait exercé dès son accession au trône. Trois ou quatre ans s’écoulent jusqu’à ce que son royaume soit affermi et qu’il se fortifie (2 Chroniques 12. 1).
Qu’arriva-t-il alors ? « il abandonna la voie de l’Éternel, et tout Israël avec lui ». Pas de persévérance, pas de constance. Dieu attend deux ans pour voir si quelque repentir se produit. Mais dans la cinquième année du règne, le roi d’Égypte monte contre Jérusalem ; il prend tous les trésors de la maison de l’Éternel, et ceux de la maison du roi.
Le prophète revient vers Roboam et vers les chefs de Juda : « Ainsi dit l’Éternel : vous m’avez abandonné, et moi je vous ai aussi abandonnés ». Les chefs et le roi s’humilient ; ils reconnaissent que Dieu est juste. Il leur accorde alors « un peu de délivrance », mais ils doivent « connaître la différence entre son service, et le service des royaumes du pays » (v. 8).
Toutes les richesses accumulées par Salomon sont emportées en Égypte, et, symbole frappant, les boucliers d’or que Salomon avait faits, doivent être remplacés par des boucliers d’airain. La protection de Dieu demeurait sur les deux tribus. Mais chaque fois qu’à son entrée dans la maison de l’Éternel, les chefs des coureurs présentaient à Roboam ces boucliers d’airain, ceux-ci rappelaient au roi son inconstance et ses fautes. Pourtant la grâce reconnaît l’humiliation du souverain et les « bonnes choses » restant quand même en Juda : « Il ne le détruisit pas entièrement ».
La conclusion de sa vie reste gravée dans la Parole : « Il fit le mal ; car il n’appliqua pas son cœur à rechercher l’Éternel ». Il avait perdu « les boucliers d’or » !