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Épître aux Philippiens
Sondez les Écritures - 3e année

Philippiens 2. 5-11

Exemples de dévouement

2. L’exemple de Christ : versets 5-11

Quand l’Éternel se révèle à Moïse, il lui dit : “Ôte les sandales de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte” Exode 3. 5. La même parole est dite à Josué par l’Ange de l’Éternel avant la conquête de CanaanJosué 5. 15. Elle pourrait aussi nous être dite, quand nous considérons, avec respect et adoration, l’humiliation et l’élévation de Christ dans ces versets.

La pensée de Christ : verset 5

Ce n’est pas, comme en 1 Corinthiens 2. 16, la capacité donnée par le Saint Esprit à un enfant de Dieu de comprendre les pensées de Dieu révélées dans la Bible. Mais il s’agit de l’énergie intérieure qui a caractérisé Christ, de ce qui l’a poussé à agir, à venir sur la terre et à accomplir l’œuvre de la croix : l’amour et l’abnégation. Il s’est abaissé, a renoncé à tout, pour la gloire de Dieu et le bien des hommes. S’il a laissé sa vie pour nous, nous devons laisser nos vies pour les frères1 Jean 3. 16. La manière dont nous envisageons la vie détermine notre façon de vivre. L’orgueil et l’égoïsme produiront des contestations et des disputesJacques 4. 1-10. L’amour, l’humilité, le dévouement et le souci du bien d’autrui seront à la gloire de ChristRomains 15. 2, 3. La pensée de Christ peut être reproduite en ceux qui ont sa vie. Quelle grâce de pouvoir le suivre ainsi dans le chemin qu’il a tracé !

La divinité de Christ : verset 6

Pour évaluer la vie d’un homme, il faut en connaître le point de départ et le point d’arrivée. Quant à Christ, il est Dieu éternel, “existant en forme de Dieu” depuis toujours. La “forme” ici n’est pas une apparence extérieure, mais la réalité de son être. C’est un témoignage à sa condition divine intrinsèque et éternelle. Le prophète Ésaïe a eu la vision du Seigneur “assis sur un trône”, entouré de séraphins proclamant sa sainteté et dont la gloire remplit la terreÉsaïe 6. 1-4. Jean révèle que Celui qui est ainsi décrit est le Seigneur JésusJean 12. 41. Il est la Parole par qui tout est venu à l’existence, une personne distincte, d’essence divineJean 1. 1-4. Il est le resplendissement de la gloire de Dieu, l’empreinte de sa substanceHébreux 1. 3. Il est sur toutes choses Dieu béni éternellementRomains 9. 5. Lui seul a pu affirmer en vérité : “Avant qu’Abraham fut, JE SUIS” Jean 8. 58 ou “Moi et le Père, nous sommes un” Jean 10. 30. C’est parce qu’il se disait fils de Dieu, l’égal de Dieu, que les Juifs cherchaient à le faire mourirJean 5. 18.

Cette vérité que Christ est Dieu a toujours été attaquée par le diable. Que reste-t-il donc de l’Évangile si ce message est nié par incrédulité ? Et s’approcher de Dieu en refusant de croire que Jésus Christ est Dieu est impossible1 Jean 2. 23.

L’abaissement de Christ : versets 6-8

Il est présenté en sept marches descendantes, de la condition divine à la condition humaine, puis à celle d’esclave et à celle de crucifié :

  • 1. “Il n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu” :

Être l’égal de Dieu est la tentation que le diable a présentée à Adam et Ève dans le jardinGenèse 3. 5 et à laquelle ils ont succombé. Le lien de dépendance, source de joie, entre l’homme et Dieu, ressenti comme un joug insupportable, est rompu. En convoitant et dérobant le fruit défendu, c’est une partie de la gloire de Dieu que l’homme a désirée et bafouée. A l’inverse d’Adam, Christ, en parfaite soumission à Dieu et en toute humilité, abandonne sa position divine pour devenir un homme.

  • 2. “Il s’est anéanti lui-même” : se dépouillant de tout, renonçant à ses droits, voilant sa gloire2 Corinthiens 8. 9, il a accepté de n’être rien, le méprisé, sans domicile sur une terre inhospitalière.
  • 3. “Il a pris la forme d’esclave” : Lui qui était en forme de Dieu, réellement Dieu, s’est fait réellement homme, dans sa plus basse condition, celle d’un esclaveMarc 10. 44, 45. Il en donne la plus belle illustration, la nuit où il fut livré, quand il lave les pieds de ses disciplesJean 13. 2-20, alors qu’il savait que le Père lui avait mis toutes choses entre les mains. Il se fait le serviteur de tousLuc 22. 27. Par son attitude, le Seigneur nous montre que celui qui veut servir Dieu doit être prêt à descendre au-dessous de l’homme le plus misérable.
  • 4. “Il a été fait à la ressemblance des hommes”, de cette race déchue par le péché, mais il n’avait rien de commun avec le péché2 Corinthiens 5. 21 ; Hébreux 4. 15 ; 1 Pierre 2. 22.
  • 5. “Il a été trouvé en figure comme un homme” : s’assujettissant à nos limites d’espace et de temps, se soumettant aux lois physiques, lui le créateur de l’universColossiens 1. 17.
  • 6. “Il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant…” : il a appris l’obéissance par ses souffrancesÉsaïe 50. 5, 6 ; Hébreux 5. 8. Il s’est volontairement soumis à la volonté de Dieu, qu’il est venu accomplirHébreux 10. 7. Par la tentation au désert, le diable a essayé de le faire sortir de sa position d’obéissance, mais Christ n’a jamais eu le moindre désir d’indépendance.
  • 7. “… jusqu’à la mort de la croix” : Jésus Christ, homme sans péché, pouvait-il être assujetti à la mort, salaire du péché ? Adam, à cause de sa désobéissance, est mort et toute la race humaine à sa suite. Mais Jésus Christ a obéi jusqu’à donner lui-même sa vie et accepter la mort la plus infamante, celle des crucifiés, supplice réservé aux esclaves et aux criminels.

Son élévation : versets 9-11

Après l’abaissement, les souffrances et la mort du serviteur de Dieu, il reçoit “une part avec les grands” Ésaïe 53. 12, car “celui qui s’abaisse sera élevé” Luc 14. 11 ; 18. 14 et “l’abaissement va devant la gloire” Proverbes 15. 33. Son exaltation est montrée en sept marches ascendantes :

  • 1. “Dieu l’a haut élevé” : s’il s’est humilié lui-même, c’est Dieu qui l’élève, à la plus haute dignité. C’est en tant qu’homme qu’il est ainsi glorifiéJean 13. 32 ; Éphésiens 4. 10.
  • 2. “Il lui a donné un nom (ou le nom) au-dessus de tout nom” : le plus beau nom est celui qu’il a reçu à sa naissance, son nom d’homme méprisé et rejeté, le nom écrit sur la croix, celui du crucifié ressuscité, celui qui maintenant a été fait Seigneur et ChristActes 2. 36.
  • 3. “… afin qu’au nom de JÉSUS se ploie tout genou” : c’est le nom de l’Éternel Sauveur. Un jour prochain, sa seigneurie sera universellement reconnue, de gré ou de force, et tous lui rendront hommage.
  • 4. les êtres célestes,
  • 5. terrestres,
  • 6. et infernaux : tous les hommes, ceux qui l’ont accepté comme sauveur et ceux qui l’ont rejeté, tous le verront glorifiéMat. 26. 64, ainsi que toutes les créatures angéliques.
  • 7. “et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père” : “afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père” Jean 5. 23. Car il a ce titre divin de Seigneur.

Dès aujourd’hui, nous qui le connaissons, nous pouvons l’honorer comme Seigneur de nos vies, en suivant ses traces. Il est l’exemple suprême d’une vie d’humilité et de dévouement à la gloire de Dieu.

Philippiens 2

5Qu’il y ait donc en vous cette pensée qui a été aussi dans le christ Jésus, 6lequel, étant en forme de Dieua, n’a pas regardé comme un objet à ravirb d’être égal à Dieu, 7mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant faitc à la ressemblance des hommes ; et, étant trouvé en figure comme un homme, 8il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. 9C’est pourquoi aussi Dieu l’a haut élevé et lui a donné un nomd au-dessus de tout nom, 10afin qu’au nom de Jésus se ploie tout genou des êtres célestes, et terrestres, et infernaux, 11et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.

Notes

atout ceci est en contraste avec le premier Adam.
bou : une rapine.
clitt. : devenu.
dou : le (ou : ce) nom qui est.

(La Bible - Traduction J.N. Darby)