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Les profondeurs de Satan

La terre est devenue le lieu où il exerce sans cesse son activité, tout en ayant encore accès dans le ciel pour accuser les hommes, et il est à la tête des « puissances spirituelles de méchanceté qui sont dans les lieux célestes » (Éphésiens 6. 12). L’Écriture le montre courant çà et là sur la terre et s’y promenant, puis venant dans la présence de Dieu avec ses accusations et ses calomnies (Job 1. 6-12). Il agit en opposition permanente à Dieu, séduisant les hommes, les entraînant dans le mal, cherchant depuis toujours à contrecarrer les desseins de la grâce divine en faveur de l’homme coupable. C’est lui qui a poussé le monde d’avant le déluge à la corruption et à la violence. C’est lui qui a entraîné les descendants de Noé vers l’idolâtrie et vers l’assouvissement de toutes leurs passions. C’est lui qui a incité le Pharaon à faire mourir tout fils qui naîtrait parmi les Israélites, et Athalie, fille de Jézabel, à détruire la famille royale de Juda, afin d’anéantir les promesses divines. Mais Dieu a toujours déjoué ses ruses, et la promesse d’un Libérateur s’est accomplie en son temps : Christ est venu dans le monde.

Dès que le Fils de Dieu paraît sur la terre, Satan déploie une énergie extrême : toutes ses forces sont mises en jeu, contre Dieu, pour faire échec au Seigneur Jésus. Ne sait-il pas que c’est Lui, « descendance de la femme », qui doit lui briser la tête, selon la plus ancienne prophétie (Genèse 3. 15) ? Il essaie de faire mourir à Bethléem l’enfant qui est le Sauveur donné au monde. Au désert, il tente Jésus à trois reprises, cherchant en vain à le faire pécher. À Gethsémané, il est derrière la scène et livre un dernier assaut. Il voudrait arrêter Jésus sur le chemin du sacrifice. Le Sauveur entrevoit ce qui l’attend, et « le pouvoir des ténèbres » (Luc 22. 53). Mais il ira son chemin jusqu’au bout.

Il ira jusqu’au bout et il triomphera. Si dans sa vie il avait déjà pillé les biens de l’homme fort (Matthieu 12. 29), il brisera sa puissance. Par la mort, Christ a rendu impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable, et il « délivre tous ceux qui, par la crainte de la mort, étaient pendant toute leur vie tenus en esclavage » (Hébreux 2. 14-15). Il a dépouillé les pouvoirs et les autorités et il les a donnés en spectacle, triomphant d’eux en la croix (Colossiens 2. 15). Satan, qui tenait captifs les pécheurs, est maintenant lui-même comme un adversaire captif qui n’a plus de pouvoir sur les croyants (Éphésiens 4. 8).