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Le Seigneur est proche
Jeudi 14 mars 2019
Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à présenter vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui est votre service intelligent. Et ne vous conformez pas à ce monde ; mais soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence, pour que vous discerniez ce qu'est la bonne, agréable et parfaite volonté de Dieu.
Romains 12. 1, 2
Le nazaréat du chrétien (4)

La marche par la foi de l'enfant de Dieu a lieu dans un monde toujours plus éloigné de Dieu, un monde dont les joies comme les aspirations (symbolisées par le vin et les boissons fortes) ne sont plus les nôtres. Le sentiment de notre propre incapacité se traduira dans une réelle soumission (symbolisée par la longue chevelure que porte normalement la femme comme ce qui caractérise sa position par rapport à l'homme selon 1 Corinthiens 11. 3) prouvée par une conduite obéissante. Enfin une sainte vigilance doit sans cesse être en éveil pour que nous soyons séparés du mal dont la pratique “produit la mort” (Jacques 1. 15).

Qu'en est-il de nous ? Nous reflétons si peu le Modèle parce que nous laissons agir le moi là où la vie de Christ seule devrait être vue. Apprenons de l'apôtre à réaliser comme lui la condition normale du chrétien, de tout chrétien, car tous y sont appelés : “portant toujours, partout, dans le corps, la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus, aussi, soit manifestée dans notre corps” (2 Corinthiens 4. 10). Ce n'est pas un acte volontaire. Cependant l'engagement du cœur se discerne dans la façon de parler de Paul, ici très personnelle : “Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi” (Galates 2. 20), qu'on peut rapprocher de ce qu'il dit des frères de Macédoine : “ils se sont donnés eux-mêmes, d'abord au Seigneur” (2 Corinthiens 8. 5).

Pour Jésus, séparé dans le ciel, comme pour les siens qu'il veut séparés du monde (Jean 17. 19), le temps du nazaréat va bientôt prendre fin, quand sera exaucée sa prière : “Père, je veux, quant à ceux que tu m'as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi” (v. 24).

d'après A. Gibert
Seigneur, toi qui pour nous t'offris en sacrifice,
Remplis-nous de ferveur pour mettre à ton service
Nos jours, nos biens, nos corps, nos cœurs.
Donne-nous de marcher, malgré notre faiblesse,
Sous ton œil tutélaire et que par toi, sans cesse,
Nous soyons tous plus que vainqueurs.
C.F. Recordon