
Le tout premier enseignement du Seigneur à cette Samaritaine concerne non pas le comportement de cette femme, mais l’adoration. Être adorateur est la merveilleuse fonction et l’excellent privilège de tous les croyants.
Où, quand et comment la louange doit-elle être présentée ? La religion de formes et de cérémonies étant mise de côté, l’heure était venue – et c’est maintenant – d’un culte en esprit et en vérité. Les sacrifices d’animaux ont laissé la place aux sacrifices spirituels et à la louange qui vient du cœur. À qui et par qui ce culte doit-il être rendu ? Non plus à l’Éternel, le Dieu d’Israël, mais à ce même Dieu connu maintenant comme un Père, selon la relation toute nouvelle qui est celle des enfants de Dieu. C’est à eux qu’il appartient dorénavant de présenter la louange. Ils sont appelés de vrais adorateurs. Vous qui avez été cherchés dans ce but, allez-vous priver le Seigneur du fruit de son travail ?
Entièrement occupée par ce qu’elle vient d’entendre, la femme abandonne sa cruche et se hâte d’aller faire connaître dans la ville celui qu’elle a rencontré. Quant aux disciples, ils montrent leur incapacité à entrer dans les pensées de leur Maître. Ses forces et ses joies, Jésus les puisait dans la communion avec son Père (verset 34) et dans les perspectives qui étaient devant lui. Déjà il discernait la moisson future : la multitude de ceux qu’il allait racheter (verset 35 ; comparer Psaume 126. 6).