Le Seigneur est proche
Ce Psaume 40 est un psaume messianique, car il parle du Seigneur Jésus Christ, de son incarnation, de l’action volontaire de sa venue – “J’ai dit : Voici, je viens… pour faire, ô Dieu, ta volonté” (Hébreux 10. 7) – et de l’efficacité de son sacrifice.
Dans les versets du jour, nous découvrons l’insuffisance des sacrifices lévitiques : “Au sacrifice et à l’offrande de gâteau tu n’as pas pris plaisir”. Il s’agit ici du sacrifice de prospérités et de l’offrande de gâteau, tandis que l’holocauste et le sacrifice pour le péché sont mentionnés ensuite : “Tu n’as pas demandé d’holocauste ni de sacrifice pour le péché”.
Remarquez qu’entre ces deux déclarations, nous lisons : “Tu m’as creusé des oreilles”. Cela évoque l’action du parfait Serviteur de Dieu, le Seigneur Jésus Christ, qui s’offre volontairement en sacrifice. Cela nous rappelle le serviteur qui aimait son maître, sa femme et ses enfants, et ne voulait pas sortir libre ; le maître l’amenait alors à la porte ou au montant de la porte, et il lui perçait l’oreille avec un poinçon ; le serviteur le servirait désormais à toujours (voir Exode 21. 2-6).
Le Seigneur Jésus est le parfait Serviteur de Dieu (voir Ésaïe 42, 49, 50, 52 et 53). Dans le chapitre 10 de l’Épître aux Hébreux, où sont cités ces versets du Psaume 40, nous lisons : “Tu m’as formé un corps” (v. 5), et dans ce corps, notre Seigneur pouvait dire : “Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre” (Jean 4. 34). Prophétiquement, il pouvait dire aussi : “Il réveille mon oreille pour que j’écoute comme ceux qu’on enseigne. Le Seigneur l’Éternel m’a ouvert l’oreille, et moi je n’ai pas été rebelle” (Ésaïe 50. 4-5). On comprend pourquoi, dans ce corps formé par Dieu, les oreilles, symbole de l’écoute et de l’obéissance, sont spécifiquement mentionnées dans le Psaume 40 et en Exode 21.