Le Seigneur est proche
Délivré de l’esclavage du pays d’Égypte, le peuple d’Israël campe au pied de la montagne de Sinaï. Moïse y monte pour recevoir de l’Éternel la loi à laquelle le peuple s’est engagé à obéir. Mais avant même que Moïse ne revienne au camp, le peuple, lassé d’attendre son retour, s’est construit un veau d’or. Il transgresse ainsi le premier commandement de la loi (voir Exode 20. 3).
La parole de l’Éternel à Israël est alors très ferme : “Je ne monterai pas au milieu de toi, car tu es un peuple de cou raide ; de peur que je ne te consume en chemin”. La sainteté de Dieu déclare que le “cou raide” du peuple, c’est-à-dire son refus de se plier et de se soumettre à Dieu, amènera tôt ou tard l’Éternel à détruire ce peuple désobéissant resté attaché à l’odieuse idole. Devant une telle situation, le découragement de Moïse est immense : comment un peuple aussi nombreux et aussi vulnérable pourra-t-il affronter les multiples dangers d’un désert brûlant pour conquérir un pays ennemi, et cela sans la présence de l’Éternel ? Sa mission lui paraît impossible. Mais l’Éternel va prendre soin de son serviteur découragé. Caché dans la fente du rocher (Exode 33. 22), l’Éternel passe devant Moïse, qui entend alors sa voix : “L’Éternel, l’Éternel ! Dieu, miséricordieux et faisant grâce, lent à la colère, et grand en bonté et en vérité, gardant la bonté envers des milliers de générations, pardonnant l’iniquité, la transgression et le péché, et qui ne tient nullement celui qui en est coupable pour innocent… !” (34. 6-7).
Après avoir entendu cette déclaration, Moïse se hâte de se prosterner ; maintenant, il sait comment prier : “Que le Seigneur marche, je te prie, au milieu de nous ; car c’est un peuple de cou raide ; pardonne nos iniquités et nos péchés, et prends-nous pour héritage”. L’argument employé par l’Éternel – “un peuple de cou raide” – pour ne pas les accompagner, Moïse l’utilise maintenant pour supplier le Dieu de miséricorde d’aller avec eux.