Le Seigneur est proche
Il y a trois manières de réagir à la discipline divine. Nous pouvons la mépriser si, négligeant d’y voir la main de Dieu, nous voyons simplement l’épreuve comme un mauvais moment à passer. Nous pouvons aussi nous décourager, en pensant que l’épreuve est trop lourde à supporter, qu’elle dépasse nos forces. Nous n’y voyons pas le cœur du Père, nous n’y discernons pas son but en grâce : “que nous participions à sa sainteté” (v. 10). Enfin, nous pouvons être “exercés”, profondément touchés par la discipline ; c’est là le moyen de connaître ensuite “le fruit paisible de la justice” (v. 11).
Nous n’osons pas mépriser une chose dans laquelle nous reconnaissons la main de Dieu. Nous n’avons pas à nous décourager sous une épreuve dans laquelle nous discernons clairement le cœur d’un Père qui nous aime ; il ne permettra pas que nous soyons éprouvés au-delà de ce que nous pouvons supporter, mais, avec l’épreuve, il donnera une issue, afin que nous puissions la supporter (voir 1 Corinthiens 10. 13). Et dans sa grâce, il nous explique aussi l’objet de la discipline, et nous assure que cette discipline est une preuve de son amour : “celui que le Seigneur aime, il le discipline”.
Plutôt que les deux premières attitudes que nous venons de voir, préférons nous laisser exercer par la discipline et manifester la soumission, l’acceptation et le contentement. Quand la volonté est brisée, il y a soumission. Quand l’intelligence est éclairée au sujet du but de la discipline, celle-ci est acceptée avec calme. Et quand nous acceptons pleinement ce que Dieu permet, il y a la joie. Nous pouvons alors avancer avec le cœur heureux pour moissonner une récolte mûre du fruit paisible de la justice, à la gloire de Celui qui, dans son amour inlassable, s’occupe de nous, et concentre ses soins sur nous, comme si chacun était le seul à en avoir besoin.