Le Seigneur est proche
Avant que Dieu ne descende sur la montagne de Sinaï en présence des fils d’Israël, il leur avait donné des consignes strictes : se sanctifier pendant deux jours, laver leurs vêtements et rester à distance de la montagne sous peine de mort. Malgré toutes ces dispositions, la descente de l’Éternel sur la montagne fut terrifiante : tout le peuple trembla (Exode 19. 16), la montagne elle-même tremblait fort (v. 18). Dieu se révélait là comme terrible et redoutable, un Dieu qui inspirait la crainte et qu’il semblait bien difficile d’approcher.
À cette montagne de Sinaï, la Bible oppose une autre montagne, celle dont parle le verset du jour : la montagne de Sion. À Sinaï règnent la puissance de la Loi et la terreur d’un Dieu saint. Sion, une des collines de Jérusalem, symbolise la bénédiction des croyants sous la grâce, la Jérusalem céleste où règnent la grâce, la joie, la paix du cœur et la communion avec Dieu comme Père. Le Seigneur Jésus, par sa mort sur la croix, a accompli la Loi ; il a fermé la porte du Sinaï pour nous ouvrir la porte de la grâce, la porte de Sion. Le voile du lieu très saint qui nous tenait loin de Dieu a été déchiré du haut jusqu’en bas (Matthieu 27. 51) ; le chemin vers Dieu nous est ouvert et cet appel retentit : “Soyez réconciliés avec Dieu ! Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en lui” (2 Corinthiens 5. 20, 21). Maintenant, nous pouvons aller vers Dieu non comme vers un Dieu terrible qui fait trembler, mais comme à un Père qui nous aime (Jean 20. 17).