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Le Seigneur est proche

Les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à sec ; et les eaux étaient pour eux un mur à leur droite et à leur gauche.
Exode 14. 22
Délivrés du péché

Quelle application pouvons-nous faire de ce récit de la traversée de la mer Rouge ? Quelle leçon importante apprenons-nous de ce qui s’est passé sur le rivage de cette mer ? En bref, quelle est la signification de cet événement pour nous ? Quelle est la différence entre le sang mis par les Israélites sur les poteaux et le linteau de leurs portes, en Égypte (Exode 12. 7), et la mer Rouge fendue en deux ?

La mer Rouge est une image de la mort de Christ : à la croix, tous nos ennemis spirituels (le péché, le monde et Satan) ont été vaincus. Par la mort de Jésus, le croyant est entièrement et définitivement délivré du pouvoir du péché. Il est conscient, hélas, de la présence du péché en lui, mais son pouvoir a disparu. Dans la mort du Seigneur Jésus, le croyant est “mort au péché” (Romains 6. 11). Et quel pouvoir a le péché sur une personne morte ? Le croyant a le privilège de se considérer comme autant libéré de la domination du péché qu’un mort étendu sur le sol. Quel pouvoir a le péché sur un mort ? Aucun ! Il n’en a pas non plus sur le croyant. Le péché habite dans le croyant, mais il ne règne plus sur lui. Christ a arraché le sceptre de la main de notre vieux maître, et l’a réduit en miettes. Le sang de Jésus a effacé nos péchés et sa mort a brisé la puissance du péché !

C’est une chose de savoir que nos péchés sont pardonnés et que nous sommes délivrés du jugement grâce au sang de Christ, symbolisé par celui de l’agneau mis autour des portes des fils d’Israël. C’est tout autre chose de savoir que le “corps du péché” est “annulé”, son règne terminé, sa domination détruite (Romains 6. 6), comme les fils d’Israël ont pu le réaliser en voyant la destruction du Pharaon et de ses armées sur les rivages de la mer Rouge. Beaucoup de croyants vous diront qu’ils ne remettent pas en question le pardon de leurs péchés passés, mais ils ne savent pas que dire du péché qui habite en eux. Ils n’ont pas appris l’enseignement du début de ce chapitre 6 de l’Épître aux Romains (v. 1-14). Leur intelligence spirituelle et leur compréhension de la vérité n’ont pas été totalement éclairées ; ils n’ont pas encore traversé la mer Rouge pour atteindre le rivage de la résurrection. Ils ne savent pas, pour eux-mêmes, ce que signifie être “morts au péché, mais… vivants à Dieu dans le Christ Jésus” (v. 11).

C.H. Mackintosh

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