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Le Seigneur est proche

Il arriva que, comme il était à table avec eux, il prit le pain et il bénit ; puis il le rompit et le leur distribua. Alors leurs yeux furent ouverts et ils le reconnurent… Ils se dirent l’un à l’autre : Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin, et qu’il nous ouvrait les Écritures ?
Luc 24. 30-32
Un trésor dans des vases de terre (2)

Comment “notre homme intérieur” peut-il être “renouvelé” (2 Corinthiens 4. 16) ? Considérons l’exemple de notre Seigneur Jésus. Il a connu les souffrances liées à la condition humaine : les besoins physiques comme la soif et la faim, un travail harassant, une fatigue extrême – personne d’entre nous ne s’endormirait dans une barque secouée par une tempête ! A-t-il été malade lui-même ? La Parole ne le dit pas, mais quand elle précise qu’il “a porté nos langueurs” (Ésaïe 53. 4), on peut penser que lorsqu’il guérissait les malades, il ressentait la souffrance dans son être (voir Matthieu 8. 16, 17). Enfin, il a connu cette douleur de mourir jeune (voir Psaume 102. 24). Toutes ces difficultés l’avaient marqué physiquement (voir Ésaïe 52. 14), mais il est certain qu’il avait un rayonnement intérieur fait de bonté et de grâce. Et nous pouvons puiser à la même source de grâce et de réconfort par la prière et la communion avec lui.

Quand nous sommes blessés par les souffrances de la terre, prenons aussi le temps de contempler Christ dans la gloire, avec son corps portant les marques des souffrances de la croix. Comme aux disciples rassemblés dans la chambre haute, il nous montre “ses mains et son côté” (Jean 20. 20) ; il est, pour l’éternité, l’Agneau immolé pour moi. Et “nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est” (1 Jean 3. 2). Semblables ? Qu’adviendra-t-il des marques du temps ? Elles disparaîtront. Qu’adviendra-t-il des infirmités avec lesquelles nous sommes nés ? “Le corps est semé en corruption, il ressuscite en incorruptibilité” (1 Corinthiens 15. 42). Le Seigneur veut occuper nos pensées avec cette promesse du ciel, jusqu’à ce que nous puissions même dire que toutes ces souffrances ne sont qu’une “légère tribulation d’un moment” (2 Corinthiens 4. 17).

Le chemin peut quelquefois nous paraître dur, comme pour les disciples d’Emmaüs qui pensaient avoir perdu tout espoir. Mais Jésus nous rattrape, il vient marcher avec nous, il nous interroge. Confions-lui d’abord nos peines. Et écoutons-le : il veut ouvrir nos yeux, car il a de nouveaux horizons à nous montrer. Reconnaissons, nous aussi, ces mains percées qui nous nourrissent, et qu’elles puissent faire brûler notre cœur.

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