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La Bonne Semence

Ayant alors fait un fouet de cordes, [Jésus] les chassa tous hors du temple… Puis il dit… : Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic.
Jean 2. 15-16
Devant les accusations des principaux sacrificateurs et des anciens, [Jésus] ne répondit rien.
Matthieu 27. 12
Se taire, ou réagir ?

En Jean 2, on voit Jésus réagir avec énergie et sévérité face à ceux qui profanaient le temple, qu’il appelle “la maison de mon Père”. En Matthieu 27, au contraire, Jésus comparaît devant le gouverneur romain. Et là, bien loin de réagir aux accusations, il se tait, accomplissant la prophétie : “Il a été opprimé et affligé, et il n’a pas ouvert sa bouche” (Ésaïe 53. 7). Celui qui se laissait accuser sans répondre est-il le même que celui qui chassait énergiquement les marchands hors du temple, ou qui réprimandait vivement les chefs religieux pour leur hypocrisie (Matthieu 23. 13-35) ? Pourquoi un tel contraste dans les réactions de Jésus ?

Si nous lisons soigneusement les évangiles, nous constatons que Jésus réagissait vivement lorsque la gloire de Dieu ou le bien de ses interlocuteurs étaient en jeu. Mais quand lui-même était attaqué, il supportait tout avec douceur et patience.

Quel exemple pour nous, chrétiens ! N’avons-nous pas une tendance naturelle à faire l’inverse ? Nous sommes tellement sensibles aux torts qu’on nous fait ! Nous réagissons parfois très fort, alors qu’il faudrait se taire. Mais quand il faudrait réagir, par exemple quand les enseignements de la Bible sont remis en cause, nous nous taisons, par manque de courage ! Apprenons de Jésus, pour que son exemple inspire notre conduite.

Et quand il ne s’agit pas de l’honneur de Dieu ou du bien des autres, imitons celui “qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas l’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement” (1 Pierre 2. 23).

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