La Bonne Semence
Dans ce récit, une semaine avant de mourir crucifié, Jésus s’approche de Jérusalem, où il va entrer, assis sur un ânon, accomplissant ainsi une prophétie écrite cinq siècles plus tôt (Zacharie 9. 9). Il envoie deux disciples dans un village tout proche, et leur demande d’aller chercher un ânon, qu’il a préparé à l’avance pour ce moment. Anticipant la réaction du propriétaire de l’animal qui pourrait refuser de le laisser partir, il leur demande de dire simplement que “le Seigneur en a besoin”. La scène se déroule exactement comme annoncé, et les disciples quittent le village avec l’ânon.
Quelle application pratique pouvons-nous faire de ce récit ? Si le Seigneur nous confie des biens matériels, des capacités physiques ou intellectuelles, des possibilités financières, mais aussi du temps disponible, quelle est notre réaction lorsque nous comprenons que “le Seigneur en a besoin” ?
Certes, Dieu peut se passer de nous ! Il n’est jamais en difficulté comme s’il avait absolument “besoin” de quelque chose ; mais il nous fait la grâce de nous associer à son travail, de nous utiliser en se servant de ce qu’il nous a donné pour que nous en soyons de bons gestionnaires pour lui. Allons-nous dire : “Non, je n’ai pas envie de prêter ma maison pour accueillir quelqu’un qui en a besoin, de faire un trajet supplémentaire pour aider, de consacrer un peu de temps…” ? Ou bien allons-nous répondre joyeusement : “Le Seigneur en a besoin, alors oui, sans hésiter !”