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Le Seigneur est proche

Vendredi 11 octobre 2019
Les fils de Senaa bâtirent la porte des poissons ; ils en firent la charpenterie, et en posèrent les battants, les verrous et les barres… Et à côté d’eux réparèrent les Thekohites ; mais les principaux d’entre eux ne plièrent pas leur cou au service de leur Seigneur… Baruc, fils de Zabbaï, répara avec zèle une autre portion, depuis l’angle jusqu’à l’entrée de la maison d’Éliashib le grand sacrificateur… Après lui, les Thekohites réparèrent une seconde portion… Les sacrificateurs réparèrent… chacun vis-à-vis de sa maison.
Néhémie 3. 3, 5, 20, 27, 28
Après la captivité à Babylone (29)
Tous bâtisseurs, tous différents

Ce chapitre 3 fournit de nombreux détails intéressants sur la reconstruction de la muraille. Il nous donne un aperçu de la précision avec laquelle Dieu enregistre les activités de chacun des siens. Il note non seulement ce qui est fait, mais surtout la façon dont cela est fait. Dieu aime voir les siens travailler ensemble. Nous lisons à maintes reprises ces expressions : “à côté de lui”, “après lui”, “à côté d’eux”. Chacun avait un travail particulier à faire – toi dans ton coin sombre, et moi dans le mien ! , comme le dit un cantique –, mais tous travaillaient ensemble.

Dieu prend note de ceux qui ont travaillé, en distinguant certaines personnes par une mention spéciale. Les filles d’un chef ont travaillé avec lui (v. 12). Des parfumeurs, des orfèvres, et des commerçants ont tous participé à ce travail auquel ils n’étaient, en temps normal, pas du tout habitués. Beaucoup ont travaillé, mais il est spécifié qu’un homme nommé Baruc a réparé “avec zèle” (ou : avec soin, avec ardeur). Les Thekohites ont effectué des réparations, même si les principaux d’entre eux ne se sont pas soumis au service de leur Seigneur. Ensuite ces gens ont poursuivi leur effort et ont réparé une autre section. Certaines personnes sont mentionnées pour la réparation d’une deuxième partie. Plusieurs ont réparé une partie devant leur maison. Mais on remarque qu’Éliashib, le grand sacrificateur – allié de Tobija, l’un des chefs ennemis (Néhémie 13. 4-9) –, ne l’a pas fait devant la sienne ; c’est un autre qui l’a fait (v. 21). Éliashib a plutôt réparé la porte des brebis, mais il n’a pas mis les verrous et les barres qui permettaient de la fermer de façon sûre (v. 1).

Si nous nous souvenons de ce que représente la muraille comme symbole de séparation morale et de protection contre l’influence mauvaise du monde, nous comprenons que pour nous, il ne suffit pas d’enseigner la nécessité de la séparation du monde, il est important de la mettre aussi en pratique dans nos familles !

E.P. Vedder