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La Bonne Semence
Mardi 27 février 2018
Quand je crie, réponds-moi, Dieu de ma justice !
Psaume 4. 1
J'ai attendu patiemment l'Éternel ; et il s'est penché vers moi, et a entendu mon cri.
Psaume 40. 1
Le silence de Dieu

Beaucoup de chrétiens ont pensé, une fois ou l'autre, que leurs prières semblaient se heurter au silence de Dieu. Comment vivre ces silences, cette non-réponse apparente à nos prières ? À cet égard, les auteurs des psaumes sont pour nous un exemple. Ils n'ont pas baissé les bras, au contraire, leur prière s'est faite plus instante. Ce qu'ils demandaient, c'était peut-être moins une parole audible qu'une réponse visible par l'intervention de Dieu venant à leur secours.

Ce silence apparent de Dieu nous apprend à faire la différence entre nos pensées personnelles et celles du Seigneur. “Comme les cieux sont élevés au-dessus de la terre, ainsi mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées” (Ésaïe 55. 9).

Le silence de Dieu nous conduit à prendre une place plus juste devant lui, dans la confiance, pour attendre sa délivrance sans désespérer car nous savons qu'il nous aime. Il répondra au bon moment et de la meilleure manière. Cette attente ne devrait pas nous éloigner de sa présence, au contraire. David, auteur de plusieurs psaumes, disait : “Au mauvais jour… [Dieu] me tiendra caché dans le secret de sa tente ; il m'élèvera sur un rocher” (Psaume 27. 5). Dans un autre psaume, Asaph, tourmenté dans son âme, a compris la volonté de Dieu en venant simplement dans sa présence (Psaume 73. 17).

Dieu ne restera pas toujours silencieux. Au moment voulu par lui, il répond, il délivre, il sauve.