Plusieurs milliers de pages accessibles en format adapté aux lecteurs dyslexiques. Essayer maintenant
Bannière
Évangile selon Jean
Chaque jour les Écritures - 4e année

Jean 11. 28 à 44

La résurrection de Lazare

Marthe discerne que sa sœur est plus capable qu’elle-même de partager les pensées du Seigneur. Elle l’appelle. Mais Marie ne peut que dire elle aussi : « Seigneur, si tu avais été ici… » (verset 32 ; comparer 21). Elle ne sait que regarder en arrière, comme beaucoup de personnes dans le deuil. Jésus, étreint dans son cœur, se fait conduire au tombeau. Et nous le voyons pleurer. Ne savait-il pas ce qu’il allait faire ? Certes, mais en présence des ravages de la mort et de son tragique pouvoir sur l’esprit des hommes, le saint Fils de Dieu est saisi d’une peine profonde, mêlée d’indignation. Oui, le vainqueur de la mort est là. Mais pour que la gloire de Dieu éclate devant la foule qui en sera témoin, il faut encore que l’état de dégradation du corps de Lazare soit dûment constaté (verset 39). Il faut aussi que le Seigneur, par une action de grâces, déclare à l’avance que son pouvoir vient de celui qui l’a envoyé (versets 41, 42). Alors seulement, son puissant cri de commandement fait sortir du tombeau le mort encore enveloppé de ses bandelettes… Quel saisissement pour tous les assistants !

Quant à nous, retenons la promesse que le Seigneur fait à Marthe : « Si tu crois, tu verras… » – peut-être pas exactement ce que tu espères, mais certainement – « la gloire de Dieu » (versets 4 et 40).

Jean 11

28Après avoir dit cela, elle s’en alla et appela secrètement sa sœur Marie, disant : Le maîtreB est là, et il t’appelle. 29Celle-ci, dès qu’elle l’eut entendu, se leva en hâte et vint à lui. 30 (Jésus n’était pas encore arrivé dans le village ; il était au lieu où Marthe l’avait rencontré.) 31Les Juifs qui étaient avec Marie dans la maison, et qui la consolaient, virent que Marie s’était levée en hâte et qu’elle était sortie ; ils la suivirent, en disanta : Elle va au tombeau pour y pleurer. 32Quand Marie fut venue là où était Jésus, elle le vit, se jeta à ses pieds et lui dit : Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. 33Quand Jésus la vit pleurer, et les Juifs qui étaient venus avec elle pleurer, il frémit en [son] esprit et se troubla ; 34il dit : Où l’avez-vous mis ? Ils lui disent : Seigneur, viens et vois. 35Jésus pleura. 36Les Juifs dirent alors : Voyez comme il l’aimaitb ! 37Mais certains d’entre eux dirent : Celui-ci, qui a ouvert les yeux de l’aveugle, n’aurait-il pas pu faire aussi que cet homme ne meure pas ? 38Jésus, frémissant encore en lui-même, arrive au tombeau (c’était une grotte, et une pierre était placée à l’entrée). 39Jésus dit : Enlevez la pierre. Marthe, la sœur du mort, lui dit : Seigneur, il sent déjà, car il est [là] depuis quatre jours. 40Jésus lui dit : Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? 41Ils enlevèrent donc la pierre. Jésus leva les yeux en haut et dit : Père, je te rends grâces de ce que tu m’as entendu. 42Moi je savais que tu m’entends toujours ; mais je l’ai dit à cause de la foule qui est autour de moi, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. 43Ayant dit cela, il cria d’une voix forte : Lazare, viens ici, dehorsc ! 44Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes, et son visage était enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : Déliez-le et laissez-le aller.

Notes

acertains lisent : pensant.
bou : l’affectionnait.
clitt. : Lazare, ici (vers moi), dehors !

(La Bible - Traduction révisée)