Le Seigneur est proche
“Bienheureux… ceux dans le cœur desquels sont les chemins frayés !”. Ces chemins peuvent être difficiles : ils passent par “la vallée de Baca”, le lieu des pleurs. Peu importe, ils conduisent à la maison du Père (Jean 14. 2) ! Si cet avenir bienheureux remplit nos cœurs, les difficultés rencontrées dans ce monde importeront peu. Le chemin conduit au but désiré ! Un chemin plus facile, plus agréable, mais dans une autre direction, ne nous attirera même pas ; il ne conduit pas à la maison. Si cette espérance occupe nos pensées, nos pas seront décidés et assurés. Malgré les épreuves, “la vallée de Baca” devient pour nous “une fontaine” rafraîchissante.
Ces circonstances ne sont jamais agréables, évidemment ! Mais Dieu s’en sert pour briser nos pauvres cœurs. Alors, nous pourrons recevoir la bénédiction qu’il veut répandre sur nous. Dans le Psaume 84, la pluie arrose cette “vallée des pleurs”. Des flots de “bénédictions” descendent du ciel sur nous : nous goûtons chaque jour les rafraîchissements et les secours divins. Tout le long de ce chemin difficile, nous pouvons ainsi connaître la puissance de Dieu et son secours. Nous avançons donc “de force en force”. Les difficultés du chemin éprouvent toujours notre force, mais la grâce de notre Dieu la renouvelle chaque jour, jusqu’à ce que nous arrivions dans sa présence.
Le croyant doit rechercher avant tout ce chemin qui nous fait sortir du monde et se termine dans la gloire. Dans ce chemin-là, nous ne pouvons jamais tomber. Les sujets de pleurs deviennent pour nous une source de bénédictions. L’Esprit de Dieu nous rafraîchit, “les fleuves d’eau vive” (voir Jean 7. 38, 39) qui descendent du ciel raniment notre courage. Toutes ces richesses sont à nous, parce que Christ est au ciel (voir Colossiens 3. 1-3). Dieu regarde la face de son Oint (Psaume 84. 9), Celui qui a pu dire : “J’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire” (Jean 17. 4).