Le Seigneur est proche
On sait qu’une vie chrétienne qui serait basée sur nos propres forces, nos capacités et nos dons naturels, déclinerait rapidement pour pencher dangereusement vers un orgueil spirituel nocif. C’est une leçon dont tout croyant a fait la malheureuse expérience.
C’est quand je suis faible qu’alors je suis fort, pouvait dire l’apôtre Paul (2 Corinthiens 12. 10). Mais cette phrase a été utilisée, et détournée de son sens, pour justifier une faiblesse presque maladive et la juger comme étant normale. Ainsi, les yeux fixés sur le “jour des petites choses” (Zacharie 4. 10), nous en venons à penser, avec fatalisme, que de toute façon rien de bon ne peut dorénavant se passer.
Mais ces yeux sont-ils les yeux de la foi ? Non, chers frères et sœurs. Les yeux de la foi se tournent vers un grand Dieu, ils se tournent vers la source de notre force.
C’est par la foi que les croyants cités en Hébreux 11 ont marché. Étaient-ils meilleurs que nous ? S’agissait-il de gens exceptionnels ? Non. “Élie était un homme ayant les mêmes penchants que nous” et Dieu a répondu à ses prières instantes (Jacques 5. 17, 18). Ces hommes et femmes “du commun” qui évangélisaient puissamment (Actes 4. 13) avaient pleinement conscience de leur faiblesse, mais leurs yeux étaient tournés ailleurs que sur eux-mêmes.
Chers amis, nous sommes appelés certes à ressentir que nous ne sommes rien, mais aussi que par la foi nous pouvons tout par Jésus (Philippiens 4. 13). Nous sommes appelés à nous fortifier les uns les autres, dans la force toute-puissante de notre Seigneur (Éphésiens 6. 10).
Si nous disons avec le psalmiste que “Dieu est notre force”, alors regardons à lui, et avançons !