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Le Seigneur est proche

Il a été mené comme une brebis à la boucherie.
Actes 8. 32
Philippe… l’entendit qui lisait le prophète Ésaïe ; il dit : Mais comprends-tu ce que tu lis ?
Actes 8. 30, 31
Ce que l’intendant éthiopien a compris
Lire Actes 8

Voici un intendant éthiopien qui avait conscience de ses besoins, puisqu’il était venu adorer à Jérusalem. Or, le Roi, désormais rejeté, n’était plus à Jérusalem : sa gloire, devenue invisible aux yeux des hommes, n’était plus visible qu’aux yeux de la foi, et pour l’instant cet homme ne la voyait pas. C’est pour cela que Philippe lui est envoyé. Il faut toujours la foi pour voir Christ tel que la Bible nous le présente. Sans la foi on peut lire les événements relatés dans les évangiles selon la façon dont le monde considère un texte religieux : des récits intéressants, d’une morale élevée. La foi nous fait découvrir tout autre chose.

1 000 ans après la reine de Sheba et contrairement à elle, cet homme, venu aussi d’Éthiopie, n’a pas pu rencontrer le Roi à Jérusalem : on l’avait mis sur une croix. Et les chefs religieux ne pouvaient en aucune manière l’aider dans sa recherche : dans le système juif, ne restaient que ceux qui avaient crucifié le Messie.

Que trouve-t-il cependant à Jérusalem ? Une partie de la Parole de Dieu. Mais il est perplexe face à ce passage d’Ésaïe ; personne à Jérusalem ne pouvait lui expliquer de qui il était question. “De qui le prophète dit-il cela ?” demande-t-il à Philippe (v. 34). Question centrale ! C’est l’Esprit de Dieu qu’il nous faut pour comprendre ce que ce même Esprit a fait écrire dans la Bible. Sans l’Esprit, nous pouvons passer complètement à côté de ce que nous dit la Parole de Dieu. Il faut croire pour comprendre, tandis que notre tendance naturelle ferait l’inverse : comprendre et croire ensuite. Quand on a l’Écriture entre les mains et qu’on ne veut pas écouter ce qu’elle a à dire à notre conscience, on peut faire les pires choses en prétendant l’appliquer : crucifier le Messie, par exemple.

Philippe a la réponse à la question de l’intendant : l’agneau sacrifié, muet, humilié, offert, c’est Jésus Christ qui vient d’être crucifié ! Avec foi, l’Éthiopien reçoit ces paroles dans son cœur. Il devient alors immédiatement un disciple de Jésus en recevant le baptême. Il retourne chez lui, “tout joyeux” (v. 39), pour semer à son tour cette bonne nouvelle : Jésus, l’Agneau de Dieu ! Il avait trouvé une richesse spirituelle infinie dans les pages qu’il lisait.

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