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Le Seigneur est proche

Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ceux-ci ne m’aiment ?
Jean 21. 15
M’aimes-tu ?

Le jour de sa résurrection, le Seigneur Jésus a eu une rencontre personnelle avec Pierre (Luc 24. 34). Le Seigneur a complètement rétabli son disciple après ses terribles reniements. Mais il était également nécessaire que Pierre soit rétabli dans son service en présence des autres disciples. C’est pourquoi le Seigneur lui demande maintenant : “M’aimes-tu plus que ceux-ci ne m’aiment ?” – c’est-à-dire : plus que les autres qui sont assis là. Pierre s’était vanté qu’il n’abandonnerait jamais le Seigneur, même si tous les autres le faisaient (voir Marc 14. 29), et maintenant la question de sa confiance en lui-même doit être abordée publiquement.

Pierre répond : “Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime”. Cette réponse, dans l’original grec, utilise un mot moins fort pour aimer que celui qui est employé par Jésus. On pourrait le traduire par : Tu sais que j’ai de l’affection pour toi. Pierre n’ajoute pas : “plus que ceux-là”, car il admet qu’il ne peut pas prétendre avoir un amour pour Christ plus fort que les autres. Mais ensuite, le Seigneur demande à nouveau : “M’aimes-tu ?” (v. 16) – non pas maintenant en comparaison des autres, mais : Toi, m’aimes-tu ? – Pierre répond à nouveau : “Tu sais que je t’aime [ou : que j’ai de l’affection pour toi]”, car il ne peut même pas prétendre égaler la profondeur de l’amour du Seigneur.

Finalement, le Seigneur demande : “M’aimes-tu ?” (v. 17), en utilisant cette fois, lui aussi, le terme plus faible pour aimer : As-tu de l’affection pour moi ? Le Seigneur demande en fait : Es-tu même sûr de cet amour-là ? – Pierre est attristé en se rendant compte que même cette question doit lui être posée, et il s’écrie : “Seigneur, toi tu sais tout, tu sais que je t’aime [ou : que j’ai de l’affection pour toi]”. Pierre ne peut pas avoir confiance en lui-même, mais il peut faire confiance au Seigneur qui connaît son cœur. “Si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur et il sait tout” (1 Jean 3. 20).

Parce que Pierre s’était vanté publiquement, il était nécessaire que le Seigneur le rétablisse publiquement de cette manière délicate ; c’est ce qui lui permettra d’avoir un service public parmi les croyants. Dans le livre des Actes, nous trouvons un Pierre plein de hardiesse et de zèle, mais nous ne le voyons plus se confier en lui-même. Il avait appris combien il est heureux de se reposer sur Christ.

S. Campbell

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