Bannière

Les Psaumes
Sondez les Écritures - 3ème année

Psaume 84

Psaume 84

Au chef de musique. Sur Guitthith. Des fils de Coré. Psaume.
  1Combien sont aimables tes demeures, ô Éternel des armées !  
2Mon âme désire, et même elle languit après les parvis de l’Éternel ; mon coeur et ma chair crient après le Dieu vivant. 
3Le passereau même a trouvé une maison, et l’hirondelle un nid pour elle, où elle a mis ses petits : ... tes autels, ô Éternel des armées ! mon roi et mon Dieu !  
4Bienheureux ceux qui habitent dans ta maison ; ils te loueront sans cesse ! Sélah. 
5Bienheureux l’homme dont la force est en toi, [et ceux] dans le coeur desquels sont les chemins frayés !  
6Passant par la vallée de Bacaa, ils en font une fontaine ; la pluieb aussi la couvre de bénédictions. 
7Ils marchent de force en force, ils paraissent devant Dieu en Sion. 
8Éternel, Dieu des armées ! écoute ma prière ; Dieu de Jacob ! prête l’oreille. Sélah. 
9Toi, notre bouclier ! – vois, ô Dieu ! et regarde la face de ton oint. 
10Car un jour dans tes parvis vaut mieux que mille. J’aimerais mieux me tenir sur le seuil dans la maison de mon Dieu, que de demeurer dans les tentes de la méchanceté. 
11Car l’Éternel Dieu est un soleil et un bouclier ; l’Éternel donnera la grâce et la gloire ; il ne refusera aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité. 
12Éternel des armées ! bienheureux l’homme qui se confie en toi !  

(Traduction J.N. Darby)

Notes

a. pleurs.

b. pluie d’automne, la première par rapport aux semailles.

1. L’habitation du fidèle

Dans son interprétation prophétique, ce psaume exprime l’ardent désir du résidu pieux qui va entrer dans les bénédictions du règne de Christ, mais connaît présentement un chemin de souffrances.

Les expériences du fidèle juif peuvent, dans une large mesure, s’appliquer à la marche du chrétien.

Ainsi par exemple, l’apôtre Paul estimait que “les souffrances du temps présent ne sont pas dignes d’être comparées avec la gloire à venir…” [Rom. 8. 18]

Nous rappelons enfin que les fils de Coré sont les descendants, épargnés par grâce, du fils de Jitsehar, qui s’éleva dans son esprit contre l’Éternel et fut englouti par la terre. Mais les fils de Coré ne moururent pas, ils sont ainsi des témoins de la miséricorde de Dieu [Nom. 16. 1, 11, 31-33 ; 26. 11].

Les demeurs de l’Éternel : v. 1-4

Le premier verset du psaume expose, comme cela est souvent le cas, le thème du psaume ; les Corites ont devant eux les beautés des demeures de l’Éternel.

Ce qui en fait l’attrait, la raison pour laquelle le voyageur désire ardemment y entrer, est la présence du Dieu vivant.

N’est-ce pas là aussi le désir du chrétien ? Il se rend vers la maison céleste, où se trouve le Seigneur Jésus, qui a demandé : “Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire, que tu m’as donnée…” [Jean 17. 24]

Comment Dieu ne donnerait-il pas le repos à ses bien-aimés, alors que ses soins se sont étendus au passereau méprisé [Matt. 10. 29] et à l’hirondelle infatigable ?

Les auteurs observent une pause, avant d’évoquer les autels de l’Éternel… le repos de leurs cœurs. Ces autels étaient au nombre de deux.

L’autel de l’holocauste, dans le parvis, est une figure de la croix ; il rappelle les sacrifices qui y sont apportés, images du sacrifice de Christ. A l’intérieur des lieux saints, le sacrificateur faisait fumer l’encens des drogues odoriférantes sur l’autel d’or [Ex. 40. 26, 27, 29], mémorial des perfections de Christ dans sa vie et dans sa mort1.

Le bonheur de ceux qui habitent dans la maison de Dieu a pour source Christ lui-même et son amour.

Le chemin du fidèle : v. 5-7

Si celui qui habite dans la maison de Dieu est bienheureux, celui qui s’y rend peut être déjà “bienheureux” pour deux raisons :

– il puise sa force en Dieu, dans sa communion avec lui et dans l’assurance qu’il demeure sous son regard [Jug. 6. 14],

– il connaît dans son cœur le chemin vers l’habitation de Dieu, en Sion.

Pour le chrétien, le Seigneur Jésus est la source de sa force [Eph. 6. 10] ; il est aussi le chemin qui le conduit à la maison de son Père, où il a préparé sa place [Jean 14. 1, 4, 6].

Ainsi fortifié, l’homme pieux est “bienheureux” ; le monde peut constituer pour lui la vallée des larmes : il l’a été pour Christ [Ps. 42. 3 ; 126. 6]. Mais “Baca” devient une fontaine, car le fidèle, consolé par Dieu, devient capable de faire partager ses consolations à ceux qui sont affligés [2 Cor. 1. 3, 4]. Et de même que les premières pluies favorisent la croissance de ce qui a été semé, les rafraîchissements venus d’en haut suscitent la croissance spirituelle des fidèles. Ils connaissent ainsi “le sentier du juste qui est comme la lumière resplendissante qui va croissant, jusqu’à ce que le plein jour soit établi” [Prov. 4. 18]. Et qu’est-ce que le plein jour, sinon la présence de Dieu ?

Dépendance dans le chemin : v. 8-12

Cette partie du psaume commence par une double invocation :

– à l’Éternel des armées, puissant pour protéger et pour bénir ;

– au Dieu de Jacob, qui, comme un bon Berger, conduit les siens et les délivre de tout mal [Gen. 48. 15].

Tu es notre bouclier, disent-ils ; considère-nous comme les compagnons de celui que tu as déjà sauvé [Ps. 20. 6], et que tu as oint au-dessus de nous [Ps. 45. 7]. Regarde sa face !

Celui en qui Dieu trouve son plaisir, Christ, est dans la maison de l’Éternel ; les fidèles anticipent alors la joie qu’ils connaîtront au terme de leur pèlerinage.

En attendant ils marchent dans la lumière et sous la protection de l’Éternel, dans l’assurance que sa grâce ne leur manquera pas et qu’ils entreront certainement dans la gloire de sa maison [Ps. 23. 6].

Habiter dans la maison de Dieu pour le louer (v. 4), trouver en lui la force pour le chemin (v. 5), se confier en lui (v. 12), sont les trois caractères du bonheur pour le fidèle.

“L’Éternel donnera la grâce et la gloire” Cette annonce prophétique embrasse tout ce que Dieu se propose en Christ. “Sa propre grâce … nous a été donnée dans le Christ Jésus” [2 Tim. 1. 9]. “Le Dieu de toute grâce”… vous appelle “à sa gloire éternelle dans le Christ Jésus” [1 Pi. 5. 10].

Notes
1 –

Sous la loi, on offrait continuellement des sacrifices à l’autel de l’holocauste – ou autel d’airain. Celui qui apportait une offrande la présentait à l’entrée de la tente d’assignation, mais il n’y entrait pas. Seuls, les sacrificateurs entraient constamment dans le premier tabernacle où était l’autel d’or (Héb. 9. 6).

Le chrétien a été fait sacrificateur par l’œuvre de Christ à la croix. Il accomplit donc son service dans le sanctuaire, à l’autel d’or : il offre à Dieu des sacrifices de louanges. Il n’apporte rien à l’autel d’airain, car l’offrande du corps de Jésus Christ a été faite une fois pour toutes, à la croix (Héb. 10. 10), ce qui lui permet d’entrer dans les lieux saints (Héb. 10. 19). Voir le Complément (tableau) : Cinq sacrifices – Une seule offrande.

Choisir un livre
Choisir un passage
×
Choisir un livre
Choisir un passage