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Le livre du prophète Joël
Sondez les Écritures - 4ème année

Joël 31

1. Le jugement des nations : v. 1-17

Dieu s’est servi des nations pour châtier Israël à bien des reprises et elles ont participé à sa désolation. Le moment viendra où l’Éternel leur demandera compte de leur hostilité envers Israël. Elles seront convoquées pour le jour du jugement, dans “la vallée de Josaphat”2.

Les nations voisines d’Israël – Tyr, Sidon et la Philistie – ont la première place dans ce jugement qui s’effectuera par le moyen des Juifs en guerre contre elles [Zach. 12. 3, 6]. Leurs exactions sont rappelées. Elles ont profité de la domination étrangère (les fils de Javan, les Grecs) pour s’approprier les richesses et le pays d’Israël, et elles ont livré ses habitants aux ennemis pour assouvir leurs passions les plus viles.

Ces nations, mais aussi toutes les nations, sont donc sommées de se préparer à la guerre. “Multitudes, multitudes” (v. 14). Aussi loin que peut porter le regard, les armées des nations de la terre sont assemblées en ordre de bataille. Mais ce sera en vain qu’elles s’armeront et se fortifieront. L’Éternel fera descendre ses hommes forts – son peuple – et rien ne pourra lui résister, au moment où il s’assiéra3 pour juger.

Les jugements sont figurés par la moisson et la vendange (le pressoir et les cuves) [Apoc. 14. 14-20].

– La moisson désigne le jugement qui sépare les justes – le bon grain recueilli dans le grenier – des méchants – l’ivraie et la balle – en vue du jugement final symbolisé par le feu [Matt. 13. 30 ; 3. 12]. L’ivraie représente les incrédules mélangés aux croyants pendant la période chrétienne, liés ensemble en vue du jugement final, avant que le bon grain soit recueilli. La balle représente les méchants qui seront séparés des justes tout au long du règne de Christ sur la terre. “Il a son van en sa main”. Le jugement frappe le rebelle et épargne celui qui obéit.

– La vendange, le foulage de la cuve et le pressoir désignent les jugements guerriers qui s’exécutent sur la terre et entraînent la mort d’un grand nombre d’hommes [Lam. 1. 15 ; Es. 63. 1-6 ; Apoc. 14. 20].

Le jugement des nations aboutit à la destruction de toute autorité et puissance de gouvernement (v. 15). Mais le prophète insiste surtout sur l’intervention directe de l’Éternel en faveur de son peuple à Jérusalem. Le “lion de la tribu de Juda” [Apoc. 5. 5] rugira de Sion4 [Jér. 25. 30]. La création tout entière résonnera de la voix du Fils de Dieu. A cette heure précise, il sera un refuge pour son peuple. Il viendra lui-même demeurer en Sion, sa montagne sainte.

Ces passages confirment avec beaucoup d’autres que Christ régnera sur la terre à Jérusalem.

2. La bénédiction finale d’Israël : v. 18-21

Le jugement des nations n’est pas le dessein final du Seigneur. C’est un préliminaire nécessaire pour qu’il puisse bénir son peuple. Une profusion de biens temporels sans précédent remplacera la désolation du pays décrite au début du livre, alors que l’Égypte et Édom5 seront eux-mêmes désolés à cause de leur haine contre les Juifs. Des eaux abondantes couleront depuis la maison de l’Éternel et apporteront la fertilité dans tout le pays [Ezé. 47. 1-12 ; Zach. 14. 8].

Tout cela résultera de la grâce souveraine de Dieu : il purifiera son peuple de toutes les iniquités qui avaient fait séparation entre eux et lui [Es. 59. 2]. Le prophète constate ce résultat béni sans entrer dans les circonstances que ce peuple devra traverser.

En résumé, l’invasion prochaine du pays par une armée venue du nord annonce l’imminence du grand jour de l’Éternel, celui où l’Éternel lui-même interviendra. Ce sera alors le jugement de toutes les nations et la bénédiction finale à Jérusalem où l’Éternel (Christ) régnera.

La prophétie de Joël ne va pas au-delà de la délivrance et de la bénédiction d’Israël à Jérusalem. D’autres prophètes nous montrent qu’Israël sera un moyen de bénédiction pour toutes les nations qui reconnaîtront l’autorité de Christ à Jérusalem [Es. 18. 21-25]. Alors s’accomplira la promesse faite à Abraham : “En toi seront bénies toutes les familles de la terre” [Gen. 12. 3].

Notes
1 –

Dans certaines versions le chapitre 3 est numéroté 4.

2 –

Il ne semble pas qu’il faille voir là une allusion au roi de Juda de ce nom, mais plutôt en retenir la signification. Josaphat veut dire : Le jugement de l’Éternel.

3 –

En Matthieu 25. 31-46, “le fils de l’homme s’assiéra et toutes les nations seront amenées devant lui”. Il s’agit alors du jugement individuel des personnes vivant sur la terre au début du règne millénaire, alors qu’en Joël, c’est le jugement collectif des nations qui est envisagé, en rapport avec leur conduite envers Israël.

4 –

Sion est citée sept fois dans le livre de Joël (2. 1, 15, 23, 32 ; 3. 16, 17, 21), en rapport avec la perspective de la délivrance et de la bénédiction.

5 –

Le territoire d’Édom fait aujourd’hui partie de la Jordanie.

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