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Le livre du prophète Amos
Sondez les Écritures - 4ème année

Amos 9. 7-15
La providence de Dieu et le relèvement final d’Israël

1. Un reste est sauvé : v. 7-10

Dans sa providence, Dieu avait fait sortir les fils d’Israël du pays d’Égypte pour les amener dans un pays ruisselant de lait et de miel. Israël ne pouvait se prévaloir d’un rang supérieur car l’Éternel avait aussi fait monter les Philistins de Caphtor (la Crète) et les Syriens de Kir (une région située probablement entre le Tigre et le plateau d’Élam) pour les amener dans des lieux plus favorables. A cet égard, Israël n’est pas différent de ses voisins les plus haïs !

La dispersion des Juifs parmi toutes les nations est annoncée par Amos. Cette prophétie s’est accomplie à la lettre. Vingt-cinq siècles d’histoire en témoignent. Qui pourrait alors douter du rétablissement final du peuple de Dieu car, comme l’annonce le prophète, la maison de Jacob ne sera pas entièrement détruite. Il reste un espoir.

Les nations sont un crible où les Juifs sont ballottés d’un lieu à l’autre, mais les grains, l’authentique Israël, seront préservés, affirme le prophète. En face d’un tel miracle, nous ne pouvons qu’admirer comment Dieu réalise ses plans.

Le peuple juif a été persécuté comme nul autre. Satan s’est acharné à le faire disparaître de la face de la terre et pourtant aujourd’hui les Juifs existent toujours. Depuis 1947, ils ont même retrouvé leur propre pays mais le relèvement final est encore à venir. Ce n’est pas un relèvement général car les pécheurs seront jugés. Ils mourront de mort violente. Rien ne pourra faire échapper à la colère ceux qui se confient en la puissance apparente de la nation et qui croient que l’élection d’Israël leur assure une protection inconditionnelle. Dans leur arrogance, ils disent que le mal ne pourra les atteindre.

2. La bénédiction millénaire : v. 11-15

Le couronnement de la prophétie d’Amos se rapporte à la bénédiction millénaire. Le nom de l’Éternel sera réclamé sur les nations. Tel sera le dernier, le seul véritable royaume universel, sous la conduite du Messie, le vrai chef de la maison de David, notre Seigneur Jésus Christ. Israël dépossédera ce qui reste d’Édom qui ne verra pas, comme d’autres nations, le rétablissement de ses captifs [Jér. 48-49].

L’apôtre Jacques cite les versets 11 et 12 (selon la version des Septante) aux apôtres et aux anciens dans l’assemblée de Jérusalem pour démontrer que l’Église comprend un peuple tiré des Juifs aussi bien que des nations [Act. 15. 16-18]. Jacques prouve ainsi que les nations ont droit aux bénédictions que les Juifs leur contestent.

En quelques versets, Amos résume tout ce qui accompagnera le relèvement d’Israël. La maison de David qui n’est qu’une hutte en décadence [Es. 1. 8] sera relevée de ses ruines. Le peuple de Dieu aura la suprématie sur les autres nations. Le sol sera renouvelé et deviendra fécond. La captivité (la dispersion des Juifs) prendra fin pour amener le relèvement d’Israël dans son propre pays. Le pays et ses villes seront reconstruits. Israël sera définitivement établi dans la terre promise et l’Éternel sera son Dieu. Avec le relèvement d’Israël, le sol sera béni comme Dieu l’avait promis dans la loi [Lév. 26. 5].

Sous le régime de la loi, les bénédictions temporelles étaient basées sur des promesses conditionnelles [Lév. 26. 3]. Sous le règne de la grâce, la bénédiction repose sur la fidélité de Dieu à ses promesses. L’Éternel ne pourra jamais manquer aux promesses inconditionnelles annoncées par Amos. Autant les lois de la nature sont constantes et universelles, autant les promesses de Dieu sont sûres et certaines [Jér. 31. 36].

Quel contraste entre la sévérité de Dieu en jugement exprimée avec tant de force au début du livre d’Amos et le triomphe de la miséricorde en bénédiction qui clôt cette prophétie ! Si Dieu retarde son châtiment, c’est pour donner le temps à l’homme de se détourner de ses péchés. Dans sa patience, Dieu n’a qu’un seul but : pousser par sa bonté ses créatures à la repentance [Rom. 2. 4]. Le livre d’Amos s’ouvre par le deuil des bergers et la sécheresse du Carmel (fertile) (1. 2). Il se termine par la vie sur une terre cultivée qui a retrouvé toute sa fertilité. Tout le bonheur de l’Éternel est de se faire appeler “ton Dieu”.

Étude suivante : Première épître aux Thessaloniciens
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