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Le livre du prophète Amos
Sondez les Écritures - 4ème année

Amos 8. 1 - 9. 6

3. Une quatrième vision : 8. 1-3

Les jugements qui vont atteindre le peuple avaient été communiqués à Amos sous forme de trois visions (7. 1-9). Une quatrième les résume car la fin est maintenant venue. Amos voit une corbeille de fruits d’été, de fruits trop mûrs. La récolte est faite. La fin est venue pour Israël. (En hébreu, il y a un jeu de mots entre “fruit mûr” et “fin”.) Ceux qui avaient tout seront privés de tout [Luc 8. 18]. La musique accompagnant les orgies deviendra des hurlements lorsqu’Israël sera parvenu à la fin de son existence nationale. Le jugement est si terrible que les rites funéraires ne pourront même plus être accomplis comme précédemment (6. 10). Les cadavres ne seront ni enterrés, ni même brûlés, ils seront jetés dehors. La mort régnera partout. En face de cette désolation massive, le temps sera comme suspendu. On murmurera : “Silence !”(chut !) et les hommes resteront muets dans un silence angoissé et pesant… pour laisser Dieu parler.

4. Le jugement final : 8. 4 - 9. 6

Résumé de l’acte d’accusation : 8. 4-8

Le procureur résume l’acte d’accusation avant que le juge prononce la sentence définitive. Amos a défendu son peuple à deux reprises (7. 2, 5). Il se tait maintenant. Il n’y a plus d’avocat pour la défense ! Il ne s’agit plus d’apprendre comment échapper au jugement mais de connaître ce que le juge a décidé au terme du procès.

L’Éternel s’adresse aux marchands acharnés après les pauvres. Ils observent le rituel de la loi donnée à Moïse, respectant les jours de sabbat et de nouvelles lunes où il n’est pas permis de faire de transactions commerciales [Lév. 23. 24]. Mais ils sont impatients du lendemain où ils pourront mieux voler le pauvre en falsifiant les mesures et la balance. Faisant la mesure petite et le sicle grand, ils gagnent des deux côtés. Ils veulent le profit à tout prix. Aucune de ces mauvaises actions n’est oubliée. Dieu l’a juré par la gloire de Jacob.

Quand Dieu jure par lui-même, il engage sa nature tout entière dans ses caractères de sainteté, de justice et de rédemption, il engage la totalité de sa puissance efficace comme Tout-Puissant et de ses lois comme souverain du monde. Qui ne tremblerait en face d’un tel juge ?

La sentence définitive : 8. 9-14

Une calamité partielle est décrétée avant la secousse finale. Pour la première fois Amos, en annonçant des événements prochains, considère par anticipation ceux de la fin des temps dont parlent les prophètes Joël et Zacharie et plus tard Jésus lui-même [Matt. 24]. Les ténèbres envahiront le pays qui vacillera sous le poids du jugement. Le chagrin du peuple sera celui qu’on éprouve quand meurt un fils unique en qui le nom de la famille doit se perpétuer [Joël 1. 8 ; Jér. 6. 26 ; Zach. 12. 10]. Il ne restera que les idoles par lesquelles ils jurent, des objets inanimés qui n’ont aucune existence propre [1 Cor. 8. 4]. La détresse sera matérielle et spirituelle [Mich. 3. 7 ; Ezé. 7. 26].

Comme le cœur de l’homme est pervers ! Lorsque la parole de Dieu est à disposition et que des prophètes élèvent la voix au nom de l’Éternel, l’homme naturel méprise le message divin. Mais lorsqu’il est réellement privé de la parole de Dieu, il la recherche d’une mer à l’autre tant sa soif spirituelle est grande. Quelle détresse quand l’eau de la vie est refusée parce que le temps de la patience de Dieu est terminé ! Qu’aucun de nos lecteurs ne connaisse ce temps terrible. Maintenant est le jour du salut [2 Cor. 6. 2].

Cinquième vision : le Seigneur sur l’autel : 9. 1-6

L’autel de Béthel a été ébranlé, sa puissance jetée à terre (3. 14) mais l’autel de l’Éternel reste debout. Il est le seul fondement de sécurité car il est l’autel du sacrifice.

Lorsque Jésus eut remis son esprit entre les mains du Père, la terre trembla [Matt. 27. 51] mais la croix ne vacilla pas. Elle resta debout, dressée entre ciel et terre puisque Joseph d’Arimathée en “descendit le corps de Jésus” [Marc 15. 46].

L’autel atteste le pardon acquis par le jugement sur un sacrifice de substitution [Jean 12. 31-33]. Lorsque le sacrifice est méprisé, cet autel n’est plus qu’un lieu d’où part le jugement [1 Cor. 11. 27-32]. Le Seigneur s’y tient debout. Les hommes tenteront d’échapper à ce juge mais ils rencontreront leur fin inexorable. “C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant” [Héb. 10. 31] !

Dieu est omniprésent. Aucune cache, que ce soit dans le séjour des morts (le shéol) ou dans les cieux, n’échappe à son observation (v. 2, 3). Il est le Tout-Puissant, le Créateur des cieux et de la terre, le maître des éléments (v. 6). Sa souveraineté est totale.

Dieu ne serait-il alors qu’un Dieu de colère et de jugement, un Dieu impitoyable envers le pécheur ? En rester là serait demeurer avec un Dieu qui a échoué dans ses plans. Non certes, Amos ne peut conclure là son message. Il sait que le Dieu qu’il connaît est un Dieu de providence qui veut le bien de son peuple, un Dieu qui relève.

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