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Le livre du prophète Amos
Sondez les Écritures - 4ème année

Amos 1. 1-5

Les deux premiers chapitres annoncent le jugement de l’Éternel à l’égard de toutes les nations qui entourent le peuple de Dieu. Ce jugement est aussi déclaré envers le royaume des dix tribus (Israël) et Juda. Amos ne mentionne pas les moyens que l’Éternel va utiliser pour juger Israël mais donne les causes morales pour que la conscience des hommes soit touchée. Remarquons aussi que ce jugement, s’il ne s’accomplit pas tout de suite, n’en est pas moins inéluctable.

1. Introduction : v. 1, 2

Amos est un berger de Thekoa, sans formation particulière. Il n’appartient pas à la classe influente de son pays. L’Éternel l’a appelé soudainement à son service, alors qu’il suivait des « nakad » , des petites brebis à courtes pattes réputées pour leur laine (7. 15). Dieu nous montre ainsi qu’il appelle qui il veut à son service. Cet exemple réduit à néant toute prétention humaine à un ministère en vertu d’une certaine éducation ou d’un rang social élevé.

Amos prophétise pendant une courte période, deux ans avant un tremblement de terre qui eut lieu sous le règne d’Ozias, roi de Juda [Zach. 14. 5]. Il abonde en images relatives à ce phénomène terrifiant avant même qu’il ne se produise (2. 13-16 ; 3. 14, 15 ; 4. 3 ; 5. 9 ; 6. 11 etc). Si cette catastrophe naturelle n’est pas à proprement parler l’objet des prophéties d’Amos, elle est néanmoins le signe avant-coureur de la colère de Dieu.

Le jugement est imminent : “L’Éternel rugit de Sion” comme un lion prêt à bondir sur la proie qu’il va dévorer (3. 4). La même image est utilisée par le prophète Joël pour annoncer les jugements futurs qui introduisent le règne terrestre du Seigneur [Joël 3. 16] et par Jérémie au sujet du jugement des nations [Jér. 25. 30-33].

Les malheurs annoncés par Amos touchent non seulement le peuple mais aussi le pays qui sera ravagé au point que la nourriture fera défaut. Si le mont Carmel (fertile), pourtant très productif, est dévasté, qu’en sera-t-il du reste du pays ?

Aujourd’hui encore, force est de constater que les calamités naturelles sont permises par Dieu pour pousser les hommes à la repentance et les avertir de malheurs encore plus grands qui frapperont un jour l’humanité hostile à Dieu [Marc 13. 8 Luc 13. 4, 5].

2. Jugement des nations étrangères à Israël : v. 3-8 (1)

Ce que Dieu a dit, sa main l’accomplira en jugements comme en bénédictions [1 Rois 8. 24 ; Rom. 4. 21]. Dieu va châtier les nations ennemies entourant Israël selon la manière dont elles ont traité le peuple de Dieu. L’histoire abonde en exemples où Dieu a puni très sévèrement les peuples qui ont persécuté les Juifs. Celui qui touche au peuple de Dieu touche la prunelle de son propre œil [Zach. 2. 8].

Dans chaque cas, le jugement annoncé est celui du feu qui dévore, c’est-à-dire guerre et destruction [Jér. 49. 26, 27]. Elles n’ont plus aucune excuse. Le jugement s’abattra non seulement sur l’autorité qui a ordonné les massacres du peuple de Dieu mais aussi sur la nation elle-même qui en est tenue pour responsable. L’avertissement reste solennel aujourd’hui : toute injustice trouvera tôt ou tard sa juste rétribution.

Amos prononce autant un jugement sur les nations ennemies qu’il lance un avertissement à son peuple qui subira le même sort s’il ne se repent. Partant des nations qui entourent Israël, les oracles, comme un étau, vont progressivement se resserrer sur le royaume de Juda et sur celui des dix tribus qui commettent les mêmes péchés.

Que personne ne se méprenne. Aujourd’hui est le temps de la grâce. C’est pourtant par la maison de Dieu que le jugement commence (9. 1) [Ezé. 9. 5, 6 ; 1 Pi. 4. 12, 17]. L’esprit humain ne peut concilier grâce et jugement. Mais le croyant sait que Dieu est à la fois patient et saint, miséricordieux et juste. La grâce est patiente et la justice attend. Dieu ne punit jamais le pécheur sans l’avoir longuement et patiemment observé et averti, lui laissant suffisamment de temps pour se repentir.

D’une manière figurative, trois transgressions ont mis le péché des nations ennemies à son comble. Avec quatre, la coupe va déborder (nous dirions à notre époque : « Deux c’est assez, trois c’est trop ! »). Aujourd’hui, le péché a atteint des proportions énormes. Demain, il les dépassera. Le décret ne peut être révoqué, dit l’Éternel. Toutefois, il reste conditionnel tant que la coupe n’a pas débordé. Qui sait ? Un vrai repentir est toujours possible.

La Syrie : v. 3-5

Le premier peuple à être jugé est la Syrie, le voisin le plus puissant d’Israël, son plus grand rival et son ennemi héréditaire. Damas, l’une des villes les plus anciennes du monde, représente le peuple syrien tout entier. Hazaël, roi de Syrie, devait être oint par Élie [1 Rois 19. 15]. Quelques années plus tard, Élisée discerne tout le mal qu’Hazaël fera aux fils d’Israël [2 Rois 8. 7-15]. Malgré des contacts répétés avec le prophète, Hazaël et ses successeurs traiteront Israël avec une cruauté effroyable et repousseront ses frontières au-delà même du Jourdain, à l’intérieur des limites d’Israël [2 Rois 10. 32 ; 12. 17-18 ; 13. 4-7]. Pour ces deux raisons, la Syrie est condamnée à la déportation. Cette prophétie s’est accomplie environ 100 ans plus tard quand Tiglath- Piléser, roi d’Assyrie, monta contre Damas, la prit et emmena les habitants en captivité [2 Rois 16. 5-9].

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