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Le Seigneur est proche

Vendredi 9 avril 2021
Mais lui [un docteur de la Loi], voulant se justifier, dit à Jésus : Et qui est mon prochain ?
Luc 10. 29
Qui est mon prochain ?

En posant cette question, le docteur de la Loi essayait de mettre Jésus dans l’embarras. Le Seigneur a eu alors l’occasion d’exposer la parabole du bon Samaritain, où “mon prochain” est décrit comme une personne en sérieuse difficulté et ayant besoin d’aide après avoir été victime d’une violente agression (Luc 10. 30-37). En lisant ce récit, notons les différentes réactions de ceux qui ont rencontré cet homme agressé, réactions qui peuvent refléter fidèlement les nôtres.

Pour les voleurs qui l’ont dépouillé, cet homme était une victime à exploiter. Ils ne le considéraient pas comme une personne, mais comme une chose. Pour cette catégorie de personnes (dont la plupart ne sont pas considérées littéralement comme des voleurs), les autres n’existent que pour la satisfaction de leurs caprices et désirs personnels. Ils connaissent tous les moyens de se servir des autres, mais ils ne connaissent rien de la véritable amitié.

Le sacrificateur et le lévite se sont détournés de ce voisin dans le besoin ; il était pour eux un cas ennuyeux à éviter. Ces hommes, des experts en religion et en traditions, n’avaient pas le temps de s’occuper des problèmes des autres.

Pour le docteur de la Loi qui avait posé la question au début du récit, la victime offrait une étude de cas intéressante. Ses contemporains créaient des comités, organisaient des séminaires et prenaient des décisions. Pendant ce temps, sur la route de Jéricho, la victime restait à moitié morte.

Pour le bon Samaritain, un prochain représentait une personne à aimer et à aider, quel qu’en soit le prix. Il est venu là où se trouvait le pauvre malheureux, battu et ensanglanté. Il l’a aimé, a pansé ses blessures et l’a emmené dans un endroit où il pouvait recevoir des soins supplémentaires. Il l’a même mis sur sa propre bête, ce qui signifie que lui-même a dû marcher ; ou peut-être l’a-t-il mis devant lui, l’entourant de ses bras puissants pour qu’il ne tombe pas de la monture.

Jésus Christ est ce bon Samaritain venant là où nous étions, où nous avions un besoin désespéré de secours, et il a répondu à ce besoin. Son but est maintenant de remplir le monde de croyants qui lui ressemblent. Sommes-nous parmi eux ? Sommes-nous les prochains de ceux qui sont dans le besoin ?

G.W. Steidl