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Le Seigneur est proche

Jeudi 17 septembre 2020
En vérité, en vérité, je vous dis : Le Fils ne peut rien faire de lui-même, sinon ce qu’il voit faire au Père ; car quoi que celui-ci fasse, le Fils aussi le fait de même. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait lui-même.
Jean 5. 19, 20
Le sens du sabbat

Le sabbat était le signe de l’alliance de Dieu avec Israël ; c’était un jour de repos absolu en référence au repos de Dieu le septième jour de la création (Exode 31. 16, 17). Aussi les dirigeants religieux du peuple sont-ils choqués de voir Jésus guérir un jour de sabbat, et même inviter l’homme guéri à partir avec son brancard sous le bras : pour eux, c’était un travail et Jésus défiait l’ordre religieux sur lequel ils s’appuyaient (v. 9, 10).

Mais Jésus va justement leur parler du travail : “Mon Père travaille jusqu’à maintenant, et moi je travaille” (v. 17). C’était affirmer deux choses qui heurtaient profondément leur système de pensée :

– D’une part, ils sont choqués que Jésus travaille un jour de sabbat. Mais Dieu peut-il se reposer face aux conséquences du péché qui gangrènent la terre ? Non : Jésus passe au milieu des hommes, il voit ces malades, ces gens paralysés, ces pauvres affamés… Les conséquences du péché sont partout. Il a compassion, et sans égard pour le sabbat rendu caduque par le péché et l’incrédulité de l’homme (voir Hébreux 3. 16-19), il “travaille” en guérissant, et “son Père travaille” face au péché de l’homme.

– Mais d’autre part, ce qui met surtout en colère les chefs religieux, c’est que Jésus déclare que Dieu est son propre Père. Ils en déduisent, avec raison – car c’est ainsi que le Saint Esprit l’interprète (v. 18) – qu’il est alors égal à Dieu.

Et Jésus leur révèle autre chose : les Personnes de la déité sont en pleine harmonie pour travailler ensemble à l’oeuvre du salut (v. 19). Ce que les adversaires de Jésus ne veulent pas comprendre, c’est que Dieu lui-même est là parmi eux pour rétablir, par la future mort de son Fils, le repos que le péché avait rendu impossible. Le repos de Dieu est désormais acquis à la croix par l’oeuvre parfaite de Jésus (voir Hébreux 4. 1-11).

Nous sommes heureux de goûter nous aussi ce vrai repos : repos de la conscience en étant réconciliés avec Dieu, repos dans les circonstances en faisant confiance à notre Père, et plus tard, repos dans la création durant le règne millénaire de Christ. Le Fils et le Père lui-même se réjouissent ensemble et veulent partager cette joie avec nous.