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Le Seigneur est proche

Lundi 3 août 2020
Ils étaient frappés par son enseignement ; car il les enseignait comme ayant autorité, non pas comme les scribes.
Marc 1. 22
Stupeur et étonnement dans l’Évangile de Marc (7)

Marc place ses lecteurs devant la grandeur du Messie, qui est le Serviteur de Dieu, son Messager. Marc le présente de telle manière qu’on doive en conclure que non seulement certaines prophéties ont été accomplies par ses actes, mais que le Prophète de Dieu lui-même était venu ; sa Personne surpasse tout ce qu’on a pu voir jusqu’ici. Nous pouvons suivre ce thème tout au long de cet évangile. Le Saint Esprit, aujourd’hui, veut nous diriger de manière semblable, pour que nous soyons étonnés et impressionnés par sa Personne.

Dans le premier chapitre qui présente une période de 24 heures dans le service public du Seigneur, Marc emploie souvent le mot “aussitôt”. Le parfait Serviteur agit pour accomplir la volonté de Celui qui l’a envoyé. Ses actes matérialisent son enseignement : ses paroles appuient ses actes ; ses paroles et ses actes montrent qui il est. Ils sont indissociables, car Jésus dit ce qu’il est, et il est et fait ce qu’il dit. “Ils lui dirent alors : Toi, qui es-tu ? Et Jésus leur dit : Absolument ce qu’aussi je vous dis !” (Jean 8. 25). De ce point de vue, le témoignage que Marc rapporte dans le verset du jour est frappant : en écoutant les enseignements de Jésus, le peuple avait aussitôt remarqué la différence entre le Seigneur et ceux qui les instruisaient dans le judaïsme – ces hommes qui s’étaient “assis dans la chaire de Moïse” (Matthieu 23. 2), mais dont les paroles étaient devenues pour eux plus importantes que ce que Dieu avait dit. Malachie avait déjà protesté et témoigné contre cette attitude : il souligne plusieurs fois le contraste entre ce qu’affirmait le peuple d’Israël – “et vous dites” (1. 2, 6, 7 ; 2. 12, 14, 17 ; 3. 7, 8, 13) – et la pensée de Dieu. Et aujourd’hui ce message de Malachie nous interpelle, nous aussi.

Le témoignage que Marc rapporte dans la suite confirme cela : dans la synagogue, “beaucoup, en l’entendant, étaient frappés d’étonnement et disaient : D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui est donnée, et d’où vient que de tels miracles s’opèrent par ses mains ?” (Marc 6. 2). Quel étonnement ! D’une manière semblable, cinq fois dans cet Évangile de Marc (1. 27 ; 7. 37 ; 9. 15 ; 10. 26, 32), l’auteur attribue au Seigneur Jésus le mérite de susciter un tel étonnement. De même, rendons-lui tout l’honneur qu’il mérite pour ce qu’il fait maintenant, et ne recherchons pas d’honneur pour nous-mêmes.

A.E. Bouter