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Le Seigneur est proche

Samedi 15 février 2020
Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous l’un l’autre ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous l’un l’autre. À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour entre vous.
Jean 13. 34, 35
Le lavage des pieds (3)

Le Seigneur a dit à ses disciples : “Vous devez vous laver les pieds les uns aux autres” (Jean 13. 14). Il ne leur laisse pas le choix, c’est un ordre qu’il leur donne. Et il ajoute : “Si vous savez ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites” (v. 17). Il nous a donné un exemple pour que nous l’imitions (v. 15). Lui obéissons-nous ?

C’est vrai qu’il n’est pas facile, ni de laver les pieds de son frère, ni de se laisser laver les pieds. Et pourtant le Seigneur en souligne l’importance et précise que c’est pour notre propre bonheur qu’il nous le dit. S’il y a tant de misères et de difficultés parmi les croyants, n’est-ce pas, en partie au moins, parce que nous ne faisons pas là ce que le Seigneur nous demande ? Nous laissons tant de choses non jugées selon l’appréciation du Seigneur perdurer et même se développer dans nos vies, pour les corrompre et les gâcher. Nous savons pourtant bien voir, au moins chez les autres, ce qui ne va pas, et nous laissons faire. Nous craignons les réactions de l’autre, nous pensons qu’en ne lui disant rien on va préserver la paix, et ce sera le contraire. Ou bien, sans rien lui dire, nous le jugeons et nous en parlerons peut-être à d’autres plutôt qu’à celui qui est concerné. Et si un frère nous montre un tant soit peu que nous nous écartons de l’Écriture, comment le recevons-nous ? Que de désobéissances à la Parole en mettant en avant de bons prétextes ! “Parlez la vérité chacun à son prochain ; car nous sommes membres les uns des autres” (Éphésiens 4. 25). “Ne jugez pas, afin que vous ne soyez pas jugés” (Matthieu 7. 1). “Si nous marchons dans la lumière, comme lui-même est dans la lumière, nous avons communion les uns avec les autres” (1 Jean 1. 7). “Enfants, n’aimons pas en paroles ni avec la langue, mais en action et en vérité" (3. 18).

Ce n’est pas sans raison qu’avant de donner à ses disciples ce “commandement nouveau” de nous aimer l’un l’autre, Jésus leur a dit : “Vous devez vous laver les pieds les uns aux autres”. L’un ne va pas sans l’autre. Que, comme Jean, je puisse parler de mes frères et sœurs que “j’aime dans la vérité(2 Jean 1 ; 3 Jean 1). Ce n’est que dans la mesure où chacun de nous fera des progrès dans un tel “amour entre nous”, que l’on pourra un peu mieux nous reconnaître comme disciples de Christ.

J.M. Allovon