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Le Seigneur est proche

Jeudi 16 janvier 2020
Il (Jésus) leur demanda : De quoi discutiez-vous en chemin ? Mais ils (les disciples) gardaient le silence, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui serait le plus grand.
Marc 9. 33, 34
Quelle est la vraie grandeur aux yeux de Dieu ?

Par une simple question, le Seigneur atteint la conscience de ses disciples, et découvre la racine d’une grande partie de leur faiblesse. En chemin, ils avaient discuté entre eux, et le sujet de leur discussion était de savoir qui devait être le plus grand. Hélas ! depuis ce jour, que de fois le désir d’être le plus grand a été la véritable racine de beaucoup de disputes parmi le peuple de Dieu. Quel que soit le sujet précis de la discussion, une grande part du moi y prend place ; car le moi, non seulement veut être grand, mais veut être “le plus grand”. Si un croyant veut être le plus grand, tôt ou tard, cela amènera une dispute dans laquelle on exploitera la moindre erreur chez lui, en cherchant à le rabaisser pour s’élever soi-même. La pensée même d’être grand montre quelle mauvaise compréhension les disciples avaient de la vérité du royaume de Dieu. De même, de nos jours, nous pouvons tomber dans le piège de nous élever nous-mêmes au sein de l’Assemblée. C’est ce que faisaient les Corinthiens au moyen de dons et de méthodes charnelles.

Cependant, même si des croyants ayant des points de divergences peuvent discuter entre eux, ils ont à rester en paix en présence du Seigneur. Mais il est certain que lorsqu’ils commencent à débattre ensemble, ils risquent de perdre la conscience de la présence du Seigneur.

Le manque de cœur des disciples les incitait à chercher leur propre grandeur au moment même où Jésus leur avait rappelé qu’il allait être mis à mort. Mais il ne se lève pas avec indignation pour les quitter. Il leur enseigne avec douceur le chemin de la vraie grandeur : si quelqu’un veut être le premier dans le Royaume, qu’il soit le dernier dans le chemin qui mène à la gloire – qu’il devienne le “serviteur de tous” (v. 35). Je pourrais être prêt parfois à servir quelque grand personnage, ou quelque croyant très dévoué, et à m’exalter moi-même en le faisant, mais suis-je prêt à être le “serviteur de tous” ?

H. Smith