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Épître à Philémon
Chaque Jour les Écritures - 5ème année

Philémon 13 à 25

    Philémon

    13J’aurais bien aimé le retenir près de moi, pour qu’il me serve à ta place alors que je suis enchaîné à cause de l’évangileA ;  14mais je n’ai rien voulu faire sans ton avis, pour que le bien que tu fais ne soit pas l’effet de la contrainte, mais de ton bon vouloir. 15Car c’est peut-être pour cela qu’il a été quelque temps séparé de toi : afin que tu le possèdes pour toujours, 16non plus comme un esclave, mais au-dessus d’un esclave, comme un frère bien-aimé, spécialement pour moi et combien plus pour toi, et en tant qu’hommea, et dans le Seigneur. 
    17Donc, si tu me considères comme associé à toi, reçois-le comme moi-même. 18Mais s’il t’a causé du tort ou s’il te doit quelque chose, mets-le à mon compte. 19Moi, Paul, je l’écris de ma propre main : c’est moi qui paierai (pour ne pas te dire que tu te dois toi-même aussi à moi). 20Oui, frère, que je tire ce profitb de toi dans le Seigneur : rafraîchis mes affectionsc en Christ. 21C’est pleinement assuré de ton obéissance que je t’écris : je sais que tu feras même plus que je ne dis.
     22Mais, en même temps, prépare-moi aussi un logement, car j’espère que, en réponse à vos prières, je vous serai donnéd
    23Épaphrase, mon compagnon de captivité dans le Christ Jésus, 24Marc, Aristarque, Démas, Luce, mes compagnons d’oeuvre, te saluent. 25Que la grâce duf Seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit !  

    (Traduction révisée)

    Notes

    a. litt. : dans la chair.

    b. tirer profit : en grec, même racine que onèsimos, utile ; Paul joue encore sur le sens du nom Onésime (v. 10, et note).

    c. litt. : mes entrailles, comme au v. 7.

    d. donné comme une grâce.

    e. voir Colossiens 1. 7 ; 4. 10, 12, 14 et notes.

    f. ou : de notre.

    Une leçon concrète d’amour dans la vérité

    Onésime signifie « utile » . Jadis esclave inutile, il méritait désormais son nom (v. 11). Plus que cela, il était devenu un frère fidèle et bien-aimé (v. 16 ; Colossiens 4. 9). Aucun nom n’a plus de prix que celui de frère et il convient au maître chrétien (v. 7 fin ; 20) comme à l’esclave chrétien. Paul, de son côté, ne met en avant d’autre titre que ceux de vieillard et de prisonnier de Jésus Christ (v. 9). S’il n’avait pensé qu’à lui-même, il ne se serait pas privé des services d’Onésime. Mais il veut que l’occasion soit donnée : à celui-ci de rendre témoignage dans la maison où il s’était jadis mal conduit ; à Philémon de constater les fruits de cette conversion et de « confirmer son amour » (2 Corinthiens 2. 8).

    Cette histoire d’Onésime, en un certain sens, est la nôtre. Esclaves rebelles, nous avons été trouvés sur notre chemin de propre volonté, et ramenés à notre Maître. Non plus pour être placés sous la servitude, mais comme ceux qu’il nomme ses frères bien-aimés (comparer v. 16 et Jean 15. 15). Paul est ici l’image du Seigneur Jésus, payant notre dette, intercédant pour nous (v. 17 à 19). Que cette épître nous enseigne à introduire dans notre vie de tous les jours le christianisme pratique : l’oubli de nous-même, la délicatesse, l’humilité, la grâce, … bref toutes les manifestations multiples de l’amour.

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