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Épître à Philémon
Chaque Jour les Écritures - 5ème année

Philémon 1 à 12

    Philémon

    1Paul, prisonnier de Jésus ChristA, et le frère Timothéea, à Philémon, notre bien-aiméb compagnon d’oeuvre, 2à la soeur Apphie, à Archippec notre compagnon d’armes, et à l’assembléeA qui se réunit dans ta maison :  3Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ !  
    4Je rends grâces à mon Dieu et fais toujours mention de toi dans mes prières, 5car j’entends parler de l’amourd et de la foi que tu as envers le Seigneur Jésus et pour tous les saintsA6de sorte que ta communion dans la foie agisse en reconnaissant tout le bien qui est en nousf à l’égard du Christ Jésus. 7Nous avons en effet une grande joie et un grand encouragement dans ton amour, parce que le coeur des saintsA est réconforté par toig, frère. 
    8Aussi, bien que j’aie une grande liberté en ChristA de te commander ce qui convient, 9à cause de l’amour, je te prie plutôt, tel que je suis, Paul, un vieillard - et maintenant aussi prisonnier de Jésus Christ - , 10je te prie pour mon enfant que j’ai engendré, étant dans les chaînes, Onésimeh11Il t’a été autrefois inutile, mais maintenant il est utile, à toi comme à moi ;  12et je te l’ai renvoyé, lui qui est comme une partie de moi-mêmei

    (Traduction révisée)

    Notes

    a. voir Actes 16. 1-3 ; Romains 16. 21 ; 1 Corinthiens 4. 17 ; 1 Timothée 1. 2 ; 6. 20.

    b. ou : le bien-aimé et notre.

    c. voir Colossiens 4. 17.

    d. ou : de ton amour.

    e. ou : la communion de ta foi.

    f. ou : parmi nous.

    g. litt. : les entrailles des saints sont rafraîchies par toi.

    h. onèsimos signifie en grec : utile ; d’où le v. 11. Onésime est un esclave fugitif, converti par la prédication de Paul, alors en prison. Voir Colossiens 4. 9.

    i. litt. : lui, c’est-à-dire mes propres entrailles.

    Dans les manuels scolaires, les leçons proprement dites sont souvent suivies d’un exercice d’application. L’épître à Philémon nous y fait penser. Elle ne contient aucune révélation particulière. Mais elle montre la mise en pratique par Paul et ses compagnons des exhortations contenues dans ses épîtres. « Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’affection miséricordieuse, de bonté, d’humilité… » , écrivait-il aux Colossiens (ch. 3. 12…  ; comparer aussi le v. 5 avec Éphésiens 1. 15).

    C’est précisément à Colosses que demeurait Philémon, un homme pieux, ami de l’apôtre, riche, car il avait des esclaves. L’un d’eux, Onésime, après s’être enfui de chez lui, avait rencontré Paul, prisonnier à Rome, et avait été converti. Maintenant l’apôtre le renvoie à son maître, porteur de ce touchant message. C’était agir à l’encontre de ce qu’ordonnait la loi : l’esclave fugitif ne devait pas être livré à son maître (lire Deutéronome 23. 15, 16). La loi en effet tenait compte de la dureté du cœur de l’homme (comparer Marc 10. 5). Tandis que la grâce chez l’apôtre tient compte de cette même grâce agissant dans le cœur de Philémon. Paul connaît bien l’amour de celui-ci pour tous les saints (v. 5) et les preuves qu’il en a données (v. 7).

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